Le comité ministériel restreint a bouclé mardi soir le budget 2014 au terme d'un nouvel effort de 561 millions d'euros largement entamé en juillet dernier. Il a également annoncé avoir dégagé 151 millions d'euros en faveur de mesures de relance, soit 260 millions d'euros, en tenant compte du travail fourni en juillet.

"Le gouvernement respecte ses objectifs budgétaires. Nous atteignons en 2014 un solde nominal de -2,3% pour l'entité I (l'objectif annoncé était de -2,25%, la dernière actualisation du Comité de monitoring mentionne -2,27%), et un solde structurel de -1,2%" pour la Belgique, a indiqué le Premier ministre Elio Di Rupo.

L'essentiel de l'effort budgétaire est essentiellement obtenu en tablant sur un retardement de l'indexation et des mesures d'économies dans les départements, au niveau des dépenses, et une mise en conformité européenne à propos des accises biocarburants ainsi que des mesures d'optimalisation au SPF Finances, en recettes. Un dividende meilleur que prévu est attendu en provenance de BNP.

Pour le reste, il n’y aura pas de baisse de la TVA sur l’électricité, une piste un moment évoquée, au contraire d’une baisse annoncée de charges pour les PME.

Les mesures de relance visent un renforcement du bonus travail, une extension des diminutions de charges (PME, horeca, construction, chimie), un élargissement du soutien à la mise à l'emploi de jeunes chômeurs, de la formation, de l'outplacement. Elles commenceront à produire leurs effets en 2014 mais la vitesse de croisière est annoncée pour 2015.

Enfin, des mesures de refinancement des pompiers et de la police ont également été décidées.

Selon le Premier ministre, en prenant les mesures d'économies nécessaires, en soutenant le pouvoir d'achat des citoyens et la force concurrentielle des entreprises, le gouvernement a mis en oeuvre la "recette belge".

Le gouvernement devra transmettre ce projet de budget à la Commission européenne pour le 15 octobre au plus tard.