«Qu’on agisse vite ou lentement, on est toujours critiqué». André Flahaut avait la réaction un peu molle, ce matin, par rapport aux attaques dont il fait l’objet dans le dossier des indemnités de départ au sein de son assemblée.

Inscrite dans la déclaration de gouvernement, la réforme de ces indemnités a fait couler beaucoup d’encre et de salive ces derniers jours. Beaucoup de bruit pour rien? «On a l’impression que ça s’est fait sous la pression» affirme André Flahaut «mais c’est quelque chose qui était en cours de réflexion. Sans l’affaire De Clerck, cela se serait passé ainsi».

Approche électorale

Visiblement, le président de la Chambre veut tourner la page et vite. Maintenant «des règles sont déterminées pour le futur» avance-t-il. Cuisiné sur le sujet, André Flahaut s’impatiente  : «On fait une fixette sur les rémunérations des uns et des autres».

Puis l’élu socialiste passe en mode attaque. Il critique le fait qu’on ait beaucoup épinglé les mandataires socialistes dans cette affaire, côté francophone. Il y en a d’autres au sein d’autres partis qui ont pris leurs indemnités. On n’est pas loin des élections, tant qu’à épuiser un sujet autant l’utiliser pour toucher l’ennemi.

Enfin, alors qu’il ne semblait pas prêt à passer à la vitesse supérieure pour régler le problème des indemnités parlementaires, le président de la Chambre lance que si on veut commencer à s’attaquer aux rémunérations «des uns et des autres», «il faut ouvrir tous les livres complètement et pour tout le monde».