Le recteur de l’UCL, Bruno Delvaux, a souligné combien l’université était fière de compter parmi ses membres un des chercheurs les plus éminents. «Cet homme d’exception, à l’humour ‘pince sans rire’, fondateur de l’Institut de pathologie cellulaire de l’UCL, a contribué de façon extraordinaire à la recherche biomédicale. Il était un scientifique hors pair, soucieux de faire le lien entre le travail en laboratoire et les grands défis qui se posent à l’humanité», a-t-il fait savoir lundi dans un communiqué.

Christian de Duve, 95 ans, est décédé samedi par euthanasie. Il s’était fait connaître pour ses découvertes relatives au lysosome et au peroxysome qui ont permis des avancées significatives en cancérologie.

«Parce qu’il avait du temps libre et que le laboratoire de physiologie se trouvait en face de son kot, le jeune étudiant en médecine, Christian de Duve, attrapa dès 1935 le virus de la recherche dont il ne devait jamais guérir», indique l’université catholique de Louvain.

Christian de Duve a ainsi créé l’Institut de pathologie cellulaire à l’UCL, rebaptisé Institut de Duve, où quelque 250 scientifiques poursuivent actuellement des travaux de recherche fondamentale dans des domaines comme la génétique, la biologie cellulaire, l’immunologie ou la virologie.

En 1974, Christian de Duve a remporté le prix Nobel de médecine pour avoir découvert comment la cellule peut absorber ou détruire les substances - bonnes ou mauvaises - sans altérer son fonctionnement.

En 2010, il a également reçu les insignes de Docteur Honoris Causa de l’ULB.