Mise à jour (5 mai): 15h49

Une partie des eaux utilisées pour éteindre l'incendie rejetées dans l'Escaut

La province de Flandre orientale a décidé de rejeter une partie des eaux utilisées pour éteindre les wagons en feu dans l'Escaut, la station d'épuration de la région étant saturée.

il est d'ailleurs interdit de se promener ou de faire du vélo le long de l'Escaut.

"Il n'y a aucun danger pour la santé publique", assure le service de presse de la province.
Ces eaux d'extinction seront pour leur grande part récupérée par un bateau hollandais dépêché du port d'Anvers. Mais celui-ci n'était attendu qu'en milieu d'après-midi ce dimanche à Schellebelle.

"Pour la population, il n'y a aucun danger. Pour les poissons, le risque est possible. Mais dès que les seuils de pollution seront atteints, nous cesserons les rejets dans l'Escaut".

La province recommande enfin aux habitants de ne pas utiliser l'eau de leurs puits. L'eau de distribution courante est, elle, sans danger.

Mise à jour : 12h06

49 personnes emmenées à l'hôpital, dont deux aux soins intensifs

49 personnes ont été admises à l'hôpital après l'accident, confirme le service de presse de la province de Flandre orientale dimanche. Deux d'entre elles sont aux soins intensifs, mais leur situation est stable.

Le service de presse s'attend à ce que la plupart des personnes hospitalisées puissent sortir dimanche soir. Il s'agit de riverains. Trois membres des services de secours intoxiqués par des émanations, restent aussi en observation.

Quelque 140 personnes sont accueillies dimanche à l'école Mariagaard de Wetteren. On ignore encore quand elles pourront rentrer chez elles.

Mise à jour : 07h40

Plus aucun blessé dans un état critique.

Aucune des 33 personnes admises à l'hôpital après l'explosion n'est encore entre la vie et la mort. Trois blessés étaient dans un état critique, mais ils sont maintenant hors de danger, a-t-on appris dans la nuit de samedi à dimanche.

Les blessés avaient été admis dans différents hôpitaux, notamment à Alost, Zottegem et Gand.

Une personne est décédée. Selon plusieurs médias, il s'agirait d'un homme de 64 ans. On ignore encore s'il y a un lien entre le décès et l'accident du train.

L'eau des lances d'incendie, contaminée par des substances toxiques, est collectée à une station d'épuration, a indiqué la VRT.

MISE A JOUR (4 mai) : 20h15

Les pompiers sont parvenus samedi soir à éteindre le feu qui ravageait depuis la nuit plusieurs wagons du train de marchandises qui a déraillé à Schellebelle.

Les services de secours avaient décidé de procéder à la combustion contrôlée du convoi chargé de produits chimiques. Le dernier wagon-réservoir en feu a été éteint aux alentours de 18h. La cuve est toutefois toujours très chaude et doit être refroidie à l'aide d'un tapis de mousse.

Un mort et 17 blessés

Dix-sept personnes ont été blessées et un seul décès est à déplorer après l'explosion de plusieurs wagons d'un train de marchandises à Wetteren, annonce le service de presse de la province de Flandre orientale dans un communiqué, contredisant ainsi l'information livrée un peu plus tôt par le gouverneur lors d'une conférence de presse. Les blessés ont été admis dans différents hôpitaux de Alost, Zottegem et Gand.

On ignore encore s'il y a un lien entre le décès et l'accident de train. On enquête à ce sujet, ressort-il du communiqué. On ignore également encore les causes de l'accident.

Il faut encore attendre pour savoir quand les riverains évacués pourront rentrer chez eux. Ils sont accueillis à Melle dans l'intervalle. Les maisons de repos et une clinique de Wetteren n'ont pas dû être évacuées. Les relevés effectués n'y montrent aucune trace toxique.

Il est demandé, par précaution, d'éteindre les systèmes de ventilation dans le centre de Wetteren, à Schellebelle et à Serskamp. L'eau courante n'étant pas reliée au système d'égouts, cela ne pose pas de problème pour la santé, précise le service de presse. Il est conseillé, préventivement, de ne pas consommer l'eau des puits ou des nappes phréatiques.
 

Mise à jour (4 mai): 12h20

Le plan catastrophe provincial est toujours d'application samedi midi. Le gouverneur de Flandre orientale Jan Briers estime que l'incendie contrôlé des wagons durera certainement jusque samedi soir. De l'eau provenant des opérations d'extinction et contenant des traces de substances toxiques s'est déversée dans les égouts.



Les pompiers laissent brûler les wagons de manière contrôlée. C'est l'option la plus sécurisée car les opérations d'extinction pourraient dégager des vapeurs toxiques.

Une famille qui se trouvait dans le périmètre de 1.000 mètres autour de l'accident s'est sentie mal et a été transportée à l'hôpital. Il semble, selon le gouverneur, qu'il n'y ait pas de lien avec l'accident. Des mesures réalisées au-dessus du sol se sont entre-temps révélées négatives, également celles effectuées dans l'habitation de la famille.

Les pompiers ont cependant constaté que de l'eau provenant des opérations d'extinction et contenant des substances toxiques s'est déversée dans les égouts. "Les fumées sont heureusement plus lourdes que l'air et cela s'est limité aux égouts souterrains. Le mélange n'est pas explosif. Aquafin va arrêter la pompe à essence, après quoi les égouts seront nettoyés. Il n'y aucun danger pour la population et les animaux", a prévenu Jan Briers.

"Une erreur s'est produite à un aiguillage mais l'endroit où elle a eu lieu doit encore être étudié. Il y a de fortes indications que le conducteur néerlandais du train allemand de marchandises n'a commis aucune faute", poursuit le gouverneur.

Le porte-parole d'Infrabel Frédéric Petit n'a pas voulu faire de commentaires sur la cause de l'accident. Infrabel estime que les perturbations du trafic ferroviaire dureront toute la semaine. Des navettes de trains et des bus ont été mis en place.

L’incendie est sous contrôle

Plusieurs wagons d’un train de marchandises, contenant des produits chimiques, ont explosé, samedi vers 02H00, à Schellebelle, en province de Flandre orientale. D’après les premiers constats, il n’y a pas de victimes, d’après les premiers constats. Plusieurs wagons ont déraillé. Des explosions ont suivi ainsi qu’un important incendie.



Les autorités locales se sont exprimées ce samedi matin à Wetteren. «Six wagons ont déraillé, deux se sont couchés et trois sont en feu mais l’incendie est sous contrôle. Les wagons en feu contiennent de l’acrylonitrile, une substance toxique», ont déclaré les pompiers. D'après la SNCB, l'accident s'est produit après le passage d'une voie à une autre, avant une zone de travaux. L'administrateur-délégué de la SNCB Marc Descheemaecker est sur place.

Du cyanure s’échappe des wagons en feu, une substance cancérigène qui peut être absorbée dans le sang. Des équipes chargées de prendre des mesures des pompiers de Beveren sont sur place. Il n’y a actuellement aucun danger pour la santé publique. Des kits anti-cyanures ont été prévus au cas où des personnes seraient intoxiquées. Deux autres wagons contiennent du butadiène, cinq sont vides et treize transportaient des métaux légers. Ces derniers ne sont pas en feu.

Dégagement de fumée

Dans un premier temps, le plan communal catastrophe a été déclenché et des riverains ont été évacués par les services de secours. Un plan provincial catastrophe a ensuite été instauré vu l’ampleur de l’incendie.

Quelque 300 personnes ont été évacuées dans un rayon de 500 mètres autour des wagons vers deux endroits, d’après les autorités. Dans un rayon de 1.000 mètres, les personnes doivent garder portes et fenêtres fermées. Un dégagement de fumée est visible de loin et se trouve au-dessus du village de Schellebelle. Le SPF Santé publique est sur place.

Le commando provincial de la Défense s'est rendu sur place, tout comme la Protection civile et les sept corps de pompiers de la zone. Leur personnel porte des vêtements de protection. Le SPF Santé publique a réquisitionné dix ambulances. Un expert de BASF est également sur place pour fournir des avis.

Trafic ferroviaire interrompu

Le trafic ferroviaire a évidemment été interrompu entre Schellebelle et Wetteren et des perturbations sont attendues samedi. La SNCB a prévu un système de navettes de bus pour les passagers ainsi que des déviations de trains. «Le trafic ferroviaire à Wetteren sera interrompu au moins deux jours», a indiqué samedi matin le gouverneur de Flandre orientale Jan Briers.

Entre Gand-St-Pierre et Alost et entre Gand-St-Pierre et Termonde, des navettes de bus seront mises à disposition des passagers. Les trains entre La Panne et Bruxelles-nord seront déviés via la ligne 50A tout comme ceux circulant entre Gand-St-Pierre et l'aéroport de Bruxelles-National.

La Protection civile a mis en place une conduite à haute pression depuis l’Escaut à travers le centre de Wetteren jusqu’au lieu de la catastrophe. L’accès à la commune est dès lors rendu difficile.