L’ex-archevêque de Buenos Aires, Jorge Bergoglio, élu le 13 mars et qui a choisi son prénom de pape en hommage au Saint patron des plus pauvres, Saint François d’Assise, a choisi de perpétuer ce geste rituel dans le centre de détention pour mineurs de Casal del Marmo, dans la banlieue de Rome.

Devant les jeunes rassemblés dans la chapelle de la prison, le pape argentin a prononcé une courte homélie, improvisée, sur un ton très simple, accessible et chaleureux, avant le procéder au lavement des pieds de dix jeunes hommes et de deux jeunes filles. Auparavant, le défenseur des droits des détenus avait indiqué que les deux jeunes filles étaient une Italienne catholique et une Serbe musulmane.

Le lavement des pieds par le pape reproduit un geste du Christ, «un signe qui est une caresse de Jésus», a dit François, soulignant être venu faire ce geste «de tout coeur», «comme prêtre et comme évêque».

«Jésus est venu pour servir, pour nous aider. Pensons-y bien: sommes-nous vraiment disposés à servir les autres?», a-t-il demandé aux détenus garçons et filles, italiens et non italiens, catholiques et non catholiques.

«Le Seigneur a donné un exemple», a-t-il encore souligné, commentant l’évangile du lavement des pieds: «Il ne s’agit pas de laver les pieds des autres tous les jours, mais nous devons nous aider». «Si on s’est mis en colère contre quelqu’un, laissons tomber», a-t-il ajouté, en reprenant l’expression courante parmi les jeunes italiens «Lascia perdere».

La cérémonie était accompagnée de chants à la guitare. Aucune image n’a été diffusée par égard pour les jeunes détenus. Seule Radio Vatican retransmettait les paroles du pape.