Elle est en redressement judiciaire jusqu’en août.

La situation n’est pas brillante à l’entreprise Devilca à Paliseul qui emploie 75 personnes dont 15 employés et cadres. La firme qui construit aussi des réservoirs pour les grues de la firme Caterpillar, n’a pas dû se réjouir de l’annonce hier de la suppression de 1 400 emplois à Gosselies. Les commandes de la firme américaine représenteraient 20 % de la production de la société paliseuloise, selon Serge Carême de la FGTB métal. Il ajoute : «Devilca a obtenu du tribunal de Neufchâteau, un redressement judiciaire pour six mois. La société a de grosses difficultés de trésorerie pour payer ses fournisseurs. Le patron de la firme est aux commandes jusqu’au mois d’août.»

Selon le syndicaliste, il y aurait des contacts avec une firme suédoise qui s’est renseignée chez Devilca pour la fourniture de réservoirs semblables à ceux qui sont fabriqués pour Caterpillar. Le groupe français Alstom s’est montré intéressé par des cylindres de freins pour les wagons.

De quoi compenser un éventuel manque à gagner du côté de Caterpillar?

Réponse de M. Carême : «On l’espère, même si ce sale coup annoncé par la direction américaine est plus terrible que ce qu’on redoutait. On pensait que seuls les contrats intérimaires allaient passer à la trappe à Gosselies. On est loin du compte. C’est une manœuvre des Américains qui ont là une bonne excuse pour rapatrier l’activité chez eux. Gosselies, c’était pourtant le fleuron mondial de leur production! Les Américains ont investi des millions à Gosselies pour se mettre aux normes europée nnes et maintenant ils se disent en difficulté parce que le marché européen serait trop étroit! Comprenne qui pourra.»

En attendant, chez Devilca, on croise les doigts. Le personnel continuera à alterner travail et chômage économique. « Vous connaissez beaucoup de pays, vous, où les actionnaires s’enrichissent grâce au chômage économique ?», demande le syndicaliste FGTB.