Une procédure Renault, pour licenciement collectif, a été lancée la semaine dernière chez VBH, à la Pirire à Marche. Cette société distribue de la quincaillerie pour le bâtiment et l’ameublement, des fixations, outils, outillages électriques, des matériels pour la maintenance et la protection. Elle s’adressait jusqu’ici tant aux clients industriels qu’aux particuliers. Depuis 2008, Hody était passé sous la bannière allemande de VBH, une multinationale présente dans une bonne trentaine pays.

La direction a introduit une demande pour licencier 28 des 41 employés; la procédure est, pour 30 jours, dans sa phase d’information et de consultation. Ce plan concerne l’implantation de Marche, mais aussi celle de Grivegnée qui va être purement et simplement fermée. L’implantation de Beringen n’est, quant à elle, pas concernée. Récemment, le groupe VBH a fermé aussi ses implantations en Grèce et en Espagne. En revanche, les permanents syndicaux de la CNE et du Setca constatent que les chiffres affichés en Allemagne sont bons. En Belgique, le premier client de la société est Pierret System.

L’objectif de la direction, expliquée au front commun syndical, est d’abandonner la clientèle privée pour se recentrer sur la professionnelle et l’industrielle. « Les commerciaux seront donc les premiers touchés, constate le permanent CNE Romuald Gueury, puis la compta et la logistique. » Selon les syndicalistes, la décision n’a surpris personne mais son ampleur est surprenante, après une restructuration en 2010-2011. Au Setca, Christian Gentgen évoque des prises de décisions aberrantes et surtout la surprenante résignation qui règne dans le personnel : «Personne ne veut rester, c’est dire l’état d’esprit qui règne, s’étonne-t-il. Comment vont-ils travailler avec 13 personnes, dans des bâtiments surdimensionnés. Vont-ils rester là? Ce vendredi, nous espérons obtenir un organigramme de la société dans le futur.»

R. Gueury souligne aussi qu’il faut maintenant négocier le plan social le plus favorable et que la volonté forte des employés est qu’on reconnaisse que la situation actuelle est liée au management et aux mauvais choix stratégiques, avec de mauvaises marges bénéficiaires. Pour le permanent CNE, VBH a choisi «un focus plutôt industriel, mais ne s’est pas assez préoccupé du client privé tout en négligeant aussi le client industriel, son core business. On y a couplé une stratégie commerciale qui n’est pas transposable d’Allemagne en Belgique, avec un management défaillant