Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM), vous connaissez? C’est l’une des nouvelles maladies apparues dans les années 90. Non pas du fait de la nature, mais par la volonté des firmes pharmaceutiques elles-mêmes! Oui, vous avez bien lu. Plutôt que de chercher des traitements pour des maladies existantes, certains laboratoires pharmaceutiques ont pris le parti de trouver de nouveaux domaines d’application à d’anciens médicaments arrivés en fin de brevet.
Pour le TDPM, le remède miracle s’appelle le… Prozac, produit par la firme américaine Eli Lilly. Des chercheurs ont constaté que le chlorhydrate de fluoxétine (composant du Prozac) était efficace contre les principaux symptômes du TDPM, à savoir les bouffées de chaleur, maux de tête…
Dans un très intéressant documentaire d’Arte diffusé en 2011, le Professeur Philippe Even, président de l’institut Necker à Paris, explique bien ce cas concret : «C’est la même molécule, identique à celle du Prozac. Tout est pareil, sauf la couleur. Mais on la vend quatre fois plus cher, car on n’en fait usage que cinq fois par mois. C’est renversant! Et diaboliquement malin.»
Questions à la Une revient ce soir sur ce phénomène avec un reportage de Laurent Richard et Wandrille Lanos. Ils se sont notamment penchés sur la ménopause. Pourquoi prendre des médicaments, alors qu’il ne s’agit pas d’une maladie? Fausses pathologies, syndromes fictifs, cette pratique des labos à but commercial peut nuire gravement à la santé à cause des effets secondaires de ces médicaments.
Les journalistes de cette enquête ont réussi à rassembler les preuves de tels agissements.
La Une, 20.20