Une odeur de cire sur un décapage récent. Une couleur chic sur un meuble dépareillé. Une patine nouvelle. Un look étonnant : la «Madame Ravik» boutique de la chaussée de Waterloo, qui a ouvert ses portes en décembre dernier, a été le décor approprié, hier matin, à l’annonce du premier salon de l’éco-consommation et du réemploi.

Son nom : RecuPère, un concept inédit qui occupera le palais des Exposition de Namur les 1er , 2 et 3 mars. Plus de 50 exposants, répartis entre quatre «villages», se relayeront pour proposer des articles de seconde main à la vente, des démonstrations et des animations en continu, des ateliers d’initiation à des techniques récup’, des conférences…

Objectif déclaré : amener les différents publics, jeunes et moins jeunes, à se rencontrer autour de ce concept très en vogue du réemploi des biens – qui mêle le plaisir, la protection de l’environnement, la création d’emplois utiles et durables. Le directeur de la Ressourcerie namuroise Marc Detraux, acteur tout désigné pour organiser ce salon, met en évidence l’émergence d’un nouveau secteur et d’un nouveau métier, celui de valoriste. «À Namur, nous avons été pionniers. On vient de Liège et de Charleroi pour voir fonctionner notre ressourcerie » dit-il.

Des designers en herbe voient en cette manne d’objets récupérés un incroyable banc d’essai, un laboratoire d’expérimentations diverses et de relooking audacieux. Le réemploi fait florès, engendrant des objets nouveaux dans les domaines de l’électro, du mobilier et de la déco, des textiles et enfin des loisirs.

Ce salon plongera aux racines de nos habitudes de consommation, pour les démonter et faire surgir dans la tête du consommateur s’apprêtant à jeter un bien à la poubelle cette utile question : «Tiens, Ne pourrait-il pas encore servir? » Des animations proposeront une promenade dans l’intime des ordinateurs, portables ou tablettes, des objets que l’on croit connaître. Toujours dans le village «électro », des techniciens futés vous expliqueront comment utiliser votre machine à laver de manière optimale.

Tous les artisans du réemploi seront là pour donner l’envie aux visiteurs de créer, de s’exprimer, de donner une seconde vie à leurs objets. Pour Nathalie Schadeck, la responsable projet de la Ressourcerie, «rien que pour sa scénographie, cela vaudra la peine de venir à ce premier salon du Réemploi ».