Cette fois, on ne parle pas de tromperie de consommateurs et de viande de cheval proposée à la place de viande de bœuf, mais d’un trafic de chevaux qui aurait dû aboutir plus tôt à l’abattoir que dans nos assiettes.

Par un système de fraudes et d’un mécanisme bien mis au point entre éleveurs allemands, français et belges, ces chevaux malades ou blessés, qui auraient dû être conduits au clos d’équarrissage, ont en réalité été rendus propres à la consommation.

Car il faut savoir qu'il en coûte environ une centaine d’euros pour envoyer un cheval au clos d’équarrissage, alors que le revendre à un abattoir pour le découper en viande rapporte plusieurs centaines d’euros à l’éleveur.

Enquête ouverte depuis 2011

L’info, qui sort en même temps ce mercredi dans nos colonnes et dans celles de l’hebdo Moustique, repose sur une instruction judiciaire ouverte durant l’été 2011 à Neufchâteau.

En charge du dossier au parquet de Neufchâteau, le substitut du procureur du Roi, Dimitri Gourdange, précise que l’enquête est complexe et toujours en cours d’instruction par le juge Connerotte.

Des éleveurs de chevaux des régions de Liège et Dendermonde seraient aussi visés par ce système de facturation.

L’enquête doit encore déterminer le degré d’implication de vétérinaires, qui ont dû connaître le bilan de santé des animaux avant qu’ils ne soient abattus et le degré de responsabilité d’abattoirs de l’intérieur du pays (on parle de Charleroi et Courtrai notamment) tout au bout de la chaîne. 

 + Découvrez plus de détails sur cette affaire dans l'Avenir de ce mercredi 20 février.