À près de 65 ans, il compte réaliser son rêve d’enfant : créer sa propre brasserie à Noirefontaine (Bouillon) et recréer une bière avec une recette oubliée de tous les brasseurs. L’homme, qui compte plus de 40 ans d’expérience, développe en secret une bière que des Américains et à des Anglais ont pu tester et dont ils sont déjà fans.

Jean-Marie Rock, pourquoi se lancer dans cette « aventure » alors que l’heure de la retraite va sonner ?

J’estime que tant qu’il y aura des brasseurs différents, la bière restera un produit phare de la Wallonie. Si je me casse la tête pour lancer cette affaire, c’est parce que j’ai envie de faire quelque chose pour notre région.

Quand votre brasserie ouvrira-t-elle ?

Il faut six mois pour la bâtir. J’espère que dans un an et demi, on pourra boire la première bière. Le projet est sur les rails depuis longtemps. Je suis associé à un ami de 15 ans mon cadet. Il vend du matériel pour les brasseries. Nous voulons nous installer sur la N89, sur le plateau de Noirefontaine, juste à côté du garage Arnould. Cette route est une belle vitrine. Aux heures de pointe, on a calculé un flux horaire de 6 000 véhicules. À cause des tracasseries administratives, nous avons perdu un an .

Votre bière aura-t-elle un rapport lointain avec l’Orval ?

Non. Je dirai juste que ce ne sera pas une pils, mais une bière spéciale. J’ai fabriqué jadis des brassins avec une méthode que les brasseurs actuels ont oubliée.

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