Pendant les vacances de carnaval, certains rhétoriciens vont jouer aux étudiants à l’UCL. L’université ouvre du 11 au 15 février ses auditoires à ces élèves qui pourront se plonger dans la réalité des études supérieures et découvrir l’univers qui sera peut-être le leur à la rentrée prochaine.

«Ces cours ouverts permettent notamment aux étudiants d’explorer les possibles pour pouvoir poser un bon choix d’étude», explique Chantal Wouters, du centre d’information et d’orientation de l’UCL. Car au départ, le jeune doit avant tout s’ouvrir aux différentes possibilités qui existent. «Il doit accepter l’inconfort de ne pas savoir. Cela va lui permettre de découvrir des orientations susceptibles de l’intéresser», continue Chantal Wouters.

Selon la conseillère en orientation, trop souvent on inverse les temps, comme en atteste la terrible et maintes fois rabâchée question «Qu’est-ce que tu veux faire plus tard?» «Comme s’il le savait déjà. Or, il ne le sait pas forcément. De plus, si dès l’entame de sa réflexion, il n’a qu’un seul choix, il risque de ne pas oser le lâcher.»

La première chose à faire est, entre autres, de voir quels sont ses centres d’intérêt, de se projeter dans l’avenir et de là, en tirer différentes hypothèses d’étude. Les cours ouverts vont alors servir à expérimenter ces différentes réalités, ils vont permettre de rencontrer professeurs et étudiants.

«La maturation du choix se fait par l’expérience, par l’interaction entre ce qu’on voit et ce qu’on a découvert.»

« Est-ce qu’il y a de l’emploi ? »

Ensuite, viendra le temps de trier, de mettre de l’ordre dans les expériences vécues. Petit à petit, le choix va s’affiner jusqu’à l’inscription dans une filière d’étude.

«Et si la question de savoir s’il y a de l’emploi revient de manière exponentielle ces deux ou trois dernières années, les jeunes ne s’orientent pas forcément vers des diplômes considérés comme porteurs. Je pense à la comptabilité, l’informatique ou les soins infirmiers, même si cette dernière filière évolue en termes d’inscriptions.»

N’oublions pas non plus que si le choix d’études est important, il ne fige pas la route pour autant : «Beaucoup pensent qu’il y a une adéquation entre le titre du diplôme et le métier que l’on fait plus tard. Or c’est vrai pour seulement 20 % des travailleurs.»