«Si lors du sommet (européen) de juin... il n’y a pas de signes de reprise, cela signifiera que la politique menée jusqu’à présent au niveau européen n’a pas porté ses fruits», a indiqué Di Rupo jeudi, jour de l’annonce de la nouvelle restructuration chez ArcelorMittal Liège. «Nous ne pouvons pas continuer comme ça... Il n’y a pas de miracle», a-t-il précisé.

Selon lui, dans un tel scénario, les chefs d’Etat et de gouvernement, devront s’interroger sur «les moyens d’action que nous pouvons utiliser pour retrouver un élan».

Di Rupo fait notamment référence au Japon pour souligner qu’à un moment donné, les pouvoirs publics peuvent décider de corriger le tir face à la crise. Un accord y est intervenu entre le nouveau gouvernement du Premier ministre Shinzo Abe et la Banque centrale en vue d’un assouplissement monétaire et un plan de relance économique d’une ampleur de 20.000 milliards de yens (175 milliards d’euros) a été lancé pour sortir le pays de la crise chronique dans laquelle il se débat depuis des années.

« Fortes craintes »

Alors que l’Allemagne met la pression à l’échelle européenne, assurant que la rigueur budgétaire et les sacrifices conduiront à des lendemains qui chantent, le Premier ministre belge appelle à la prudence.

«Je suis un grand partisan de l’équilibre budgétaire. Mais... je crains fort que si nous ne faisons pas attention, nous porterons atteinte à l’appareil économique, nous mettrons à mal la consommation», avertit-il, ce qui sera «dramatique».