Thierry Berthet, fonctionnaire délégué en titre de la Région Wallonne, a énuméré les remarques formulées durant l’enquête publique relative au projet de révision du schéma de structure sur Ottignies-Louvain-la-Neuve.
Le projet ambitionne de densifier l’habitat autour de la gare RER de Louvain-la-Neuve. Les terrains du parc Athéna et situés à proximité de la ferme de Lauzelle passent en zone rouge (constructible). Le souhait d’augmenter le nombre de logements s’explique par le taux de croissance de la population dans la ville. On attend 54 000 habitants en plus en 2030 en Brabant wallon, dont environ 7 000 à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Les terrains situés actuellement en zone constructible permettent d’absorber 1 600 logements. Avec une densité de 80 logements à l’hectare, il faut donc faire passer entre 25 et 30 hectares en zone rouge pour créer les 990 logements, sachant que 2/5 des terrains sont occupés par les voiries, espaces verts et équipements communautaires.
L’extension de la zone d’activité économique se justifie par l’attractivité du Brabant wallon pour les surfaces de bureau. En quinze ans, Ottignies-Louvain-la-Neuve a accueilli un des cinq emplois nouveaux du Brabant wallon. La demande d’extension du zoning était de 0,5 hectare par an en 2006, elle sera de 3,7 hectares en 2013. Il reste actuellement 21,9 hectares disponibles, compris l’Axisparc. À ce rythme, la saturation est annoncée pour 2027. Il est difficile de densifier les parcelles actuellement bâties dans le parc scientifique de Louvain-la-Neuve, celles-ci étant déjà les plus denses du Brabant wallon.
Les zones d’aménagement communal concerté (ZACC) se justifient par la volonté d’y placer de l’équipement communautaire. On parle d’un hôpital commun à Saint-Pierre et Saint-Luc ou d’une salle de spectacle de 15 000 places.
La ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve a enregistré une vingtaine de remarques par rapport à la révision du plan de secteur. Le groupe Urbaverkoi souhaite une étude complète sur le long terme pour l’ensemble de Louvain-la-Neuve. Le groupe se demande si l’UCL doit s’occuper de logements et de parc d’activités.
Les habitants ont des inquiétudes sur la densité (80 habitations à l’hectare) des futures constructions au parc Athéna, et sur les accès routiers pour y accéder, sachant que le boulevard de Lauzelle sera réduit à une voie. D’autres remettent en cause l’utilité du RER. Certains demandent le prolongement au-delà de la nationale 4. Le passage de terres agricoles en zone économique mixte est compensé par des réserves vertes qui, selon de nombreux réclamants, sont totalement insuffisantes.