Par la voie de la formation et de l’acquisition de nouvelles compétences, les quatre grands acteurs de la réinsertion socioprofessionnelle entendent offrir le plus de chances possibles à l’assuré de réintégrer le marché du travail.

Dans les pays de l’OCDE, la plus grande cause de sortie du monde professionnel est l’incapacité de travail, rapporte l’Inami. En Wallonie, cela concernait, en 2011, 99.797 salariés sur un total de 269.499 pour la Belgique. «Nous remarquons également, depuis plusieurs années, que les entrées en invalidité dépassent largement les sorties», a encore expliqué l’Institut.

Une reconversion professionnelle

 

L'objectif de la convention est que tout soit mis en oeuvre pour assurer, si nécessaire, la reconversion professionnelle de la personne en invalidité. "Si l'état de santé s'améliore mais qu'un retour à l'ancienne occupation s'avère impossible, la fin de l'assurance-chômage risque d'entraîner d'importantes difficultés", constate l'Inami.

Concrètement, c'est sur base volontaire et avec l'aide du médecin-conseil, dès le début de l'incapacité de travail, que le processus se met en branle.

"C'est le médecin-conseil qui adresse une demande au conseiller-référent du Forem. Le dialogue doit rester permanent entre ces deux professionnels. Le médecin devra donner son aval sur les modules de formation sélectionnés par le Forem. L'état de santé de la personne en incapacité doit rester dans la ligne de mire", analyse Basilio Napoli, directeur général du Forem.

"C'est très bien d'assurer la réinsertion d'un travailleur hémophile. Mais il faudra veiller à ne pas lui trouver un boulot où il sera debout huit heures d'affilée...", prend comme exemple Alice Baudine, administratrice générale de l'AWIPH.

L'organisme publique chargé de l'intégration des personnes handicapées en Wallonie tiendra le triple rôle de conseiller, d'opérateur principal de la réinsertion si nécessaire et de relais informatif auprès des entreprises.

Pour Marc Justaert, président du Collège national intermutualiste (CIN), c'est l'"interaction des compétences de chaque organe qui permettra de remporter un combat voué sinon à l'échec. Le défi est de taille: épuiser toutes les possibilités pour sortir la personne du système d'assurance maladie-invalidité. Je considère, pour ma part, cette convention également comme un arsenal servant à lutter contre la pauvreté et la vulnérabilité des personnes".

Dans quelques années, Inami, Forem, organismes assureurs et AWIPH devraient procéder à l'évaluation de cette convention.

A l'heure actuelle, une telle convention existe depuis 2011 en Flandre. En Région bruxelloise et en Communauté germanophone, les discussions sont toujours en cours.