C’est une étape logique, obligée : voilà la réunion publique au commencement de l’étude d’incidence autour du projet de la Société Régionale Wallonne des Transports (SRWT) d’installer sa nouvelle gare des bus sur la dalle de la gare ferroviaire namuroise. Soit sur une superficie de 10 000 m2 , soit 2 000 de plus que l’actuelle gare au square de l’Europe Unie.

Hier, dans la salle du conseil communal de Namur, les partenaires faisaient rencontre avec une centaine de personnes, riverains ou Namurois intéressés par le projet. La Ville de Namur était représentée par son échevin de l’ aménagement du territoire Arnaud Gavroy (Écolo), celui qui, retiendra l’histoire communale, a contribué longuement à rassembler les partenaires autour de la table pour faire aboutir le projet et une convention de principe tripartite. Patricia Grandchamps était elle aussi présente pour assumer questions et assurer réponses autour de la mobilité. Luc Gennart, échevin du développement économique, était présent. Pour la SNCB, c’est l’indétrônable Georges Dupont, directeur adjoint à la SNCB holding et ingénieur averti jusqu’au bout des lèvres, qui faisait office. Et, pour la SRWT, c’est l’administrateur général Jean – Marc Vandenbroucke qui avait répondu à l’invitation.

On verra dans le détail les questions soulevées par le public hier, face à un projet qui se concrétise (40 millions d’€ annoncés selon le dernier plan) mais dont on connaissait déjà les grandes lignes de force. Rappelons-le : la gare de bus actuelle n’est plus opérationnelle. Plus assez grande, surtout pour permettre l’accueil des bus de renfort. Plus assez confortable non plus : sombre, venteuse et peu sécurisée. Au vu de l’accroissement de la demande clientèle, la SRWT, structure faîtière des TEC, cherchait une alternative. De son côté, depuis quinze ans et la rénovation de la gare de Namur, la SNCB cherchait une solution pour occuper sa dalle. Les deux se sont rencontrés, chose faite.

Corollaire de cette installation projetée : la construction d’une rampe d’accès le long du bâtiment actuel au dos de chez C & A, partant du rond-point Léopold. Avec une pente de 4 %, la chose est techniquement faisable : les ingénieurs de la SNCB ont longuement travaillé sur le sujet. Architecturalement, les pensées vont vers une décoration végétale du mur qui cacherait le dessous de la rampe. Esthétiquement et symboliquement, le pont haubané qui surplomberait à une hauteur de huit mètres la route en contrebas serait dessiné pour devenir dans Namur un point de ralliement. Une fierté construite pour dire le modernisme de la Ville.