Il y a eu la polémique au sujet desstock-options que Jean-Luc Dehaene a touchésdu brasseur AB Inbev et que le député européen avait omis de déclarer. Il y a eu la polémique sur le salaire de Didier Bellens, le boss de Belgacom (dont l’actionnaire principal n’est autre que l’État belge) et qui a finalement été raboté. C’est maintenant l’indemnité de départ d’un parlementaire flamand qui fait scandale, à un moment où la Flandre a les yeux rivés sur la région limbourgeoise depuis l’annonce de la fermeture de Ford Genk.

Francis Vermeiren, ancien parlementaire Open VLD, va toucher 522 500 euros d’indemnité de départ, rapportent ce jeudi différents journaux flamands. L’homme, originaire de Zaventem en périphérie bruxelloise, a été parlementaire (deux fois sénateur, une fois député fédéral et membre du parlement flamand depuis 1995), sans interruption, de 1981 à 2009.

« Il n’y a rien d’illégal »

En soi, il n’y a rien d’illégal, comme le rappelle d’ailleurs l’intéressé, âgé de 76 ans. « La loi prévoit cette indemnité. En outre, j’ai travaillé 28 ans dans diverses assemblées».

Il n’est d’ailleurs pas seul dans le cas. Jaak Gabriëls (Open Vld), Gilbert Bossuyt (sp.a) et Louis Bril (Open Vld) toucheront ainsi également chacun 417 000 euros.

Mais ces indemnités passent mal. Si bien que le président du parlement flamand Jan Peumans souhaite raboter le montant octroyé aux parlementaires sur le départ. « Il y a un accord au sein du bureau élargi du parlement pour que l’on divise par deux cette allocation de départ d’ici 2014, jusqu’à un maximum de 24 mois

Les 530 000 euros de José Happart

Si cette polémique agite pour l’heure surtout le nord du pays, on se souvient d’un précédent côté francophone lorsque José Happart avait abandonné son fauteuil de président du Parlement wallon. Le Fouronnais avait alors touché 530 000 euros.

Quelques années plus tard, c’est d’une manière plus positive que s’étaient illustrés deux mandataires Écolo, Émily Hoyos et Olivier Deleuze. Tous deux avaient renoncé à leur indemnité lorsqu’ils avaient lâché leur fonction parlementaire pour endosser leur costume de président de parti.