Qualité du travail, délais, sécurité : du début de la fin, un chantier exemplaire. C’est le constat dressé par l’échevin en charge de la citadelle, Arnaud Gavroy.
Le résultat vaut le coup d’œil, maintenant que les murailles, côté Sambre ont été démontées. Les parois restaurées se distinguent par la clarté des pierres et la régularité des joints. «La pierre va se patiner avec le temps », précise l’échevin. Les parties restaurées se fonderont dans l’ensemble.
Le chantier portait sur un montant de quelque 2,2 millions d’euros, TVA comprise. Quelque 5 000 m2 de superficie de murailles étaient concernés par la restauration, soit un dixième environ des surfaces bâties de la citadelle.
Le chantier a été bouclé en moins d’un an, malgré des conditions météorologiques pas toujours favorables.
Un chantier durable
Les techniques utilisées laissent augurer pour ces travaux une durée de vie bien supérieure à quarante ans, le délai jusqu’ici observé pour enchaîner deux interventions sur une même section de muraille de la citadelle. On soulignera en particulier l’utilisation d’un mortier à base de ciment de chaux, l’ancrage des parements par des barres en inox invisibles, une gestion des infiltrations par carottages, drains et gaines au travers des murailles ainsi que la pose de gouttières en plomb sous les joints verticaux des couvre-murs. Ces différentes techniques visent à laisser respirer les murs, à empêcher que des poches d’eau ne se forment et ne fassent pression sur la maçonnerie.
Avec un entretien réfléchi et régulier, on pourrait prolonger au moins jusqu’à 60 voire 80 ans. Ce qui rend l’échevin Gavroy optimiste sur la suite des opérations. «On pourrait finalement arriver à ce que l’ensemble des murailles soient restaurées sans qu’il faille déjà recommencer à travailler sur les parties restaurées. »
Pour que ce scénario prenne corps, il faudrait que la Région wallonne et la Ville de Namur signe un accord-cadre comme celui qu’a conclu Tournai pour la restauration de sa célèbre cathédrale.
«Le dossier est sur la table du ministre », a souligné son représentant, le futur échevin des Sports de Namur Benoît Malisoux. En attendant une issue que tous les interlocuteurs namurois espèrent favorable, le ministre a déjà promis de débloquer un million d’euros pour la restauration de la porte de Médiane. Pas à pas, on avance.