Dans trois imposants ouvrages, Raymond Brulet, professeur à l’UCL, établit le bilan de 15 années de fouilles dans et aux abords de la cathédrale Notre-Dame de Tournai, classée depuis 2000 au patrimoine mondial de l’Unesco. La publication de l’archéologue rassemble le résultat des fouilles opérées entre 1996 et 2010.
Phénomène trop rare, la parution de ce travail colossal suit d’à peine deux ans la dernière campagne de fouilles menée dans la nef de la cathédrale. Cela a exigé d’opérer des choix sur base de priorités établies en concertation, sans jamais concéder à la qualité scientifique et à la compréhension des informations divulguées.
Dans le 1er volume (45 euros), il est question des mises en situation topographique, géologique et historique du site ainsi que de la description des structures et des états chronologiques que celles-ci représentent.
Le second volume (30 euros) est entièrement dédié à l’étude des matériaux et des céramiques.
Le dernier volume (25 euros) a trait à l’étude du mobilier, à des analyses archéozoologiques et anthropologiques ainsi qu’à l’examen des sépultures épiscopales de l’an mil.
La cathédrale médiévale a en effet été précédée par une église de l’an mil assez vaste, une église carolingienne plus petite, renfermant un baptistère, et, enfin, d’une basilique plus ancienne encore remontant au début du Haut Moyen-Âge.
La découverte majeure est celle d’une première église paléochrétienne, sans oublier les constructions de l’Antiquité tardive, particulièrement bien représentées dans les sites de la cathédrale et du cloître.
Edité par le Service public de Wallonie (SPW), le triple ouvrage «La cathédrale Notre-Dame de Tournai, l’archéologie du site et des monuments anciens» est complétée par un bloc de documents comprenant 63 plans de fouilles, représentés par zones et état chronologique.