Vincent Elbaz, qui est Vincent Libérati, votre personnage ?

C’est une sorte de James Bond aux prises avec des problèmes quotidiens qui soit l’empêchent de faire son boulot, soit le motivent. Comme un super-héros, il ne peut rien dire à ses proches. Il y a un côté un peu drôle, un peu dramatique, un peu décalé, avec des actions très spectaculaires. Comme il est atteint d’une maladie incurable, il sait qu’il lui reste peu de temps. Il veut que ça se finisse bien : reprendre sa fonction de père, retrouver si ce n’est l’amour au moins l’estime de son ex-femme.

Le fait que Luc Besson soit aux commandes a-t-il été déterminant ?

Oui, c’est sa première série, je savais que ça serait important pour lui, qu’il allait s’investir. C’est un certain cinéma qui d’un coup s’intéresse à la télé, un ciné décomplexé que j’aime, qui développe ses propres histoires. On retrouve le ton Besson : un mélange d’action, d’humour et de drame. Il y a toujours une faille profonde dans les personnages. C’est du divertissement intelligent.

Ce n’est pourtant pas lui qui réalise…

C’est vrai mais il a participé de près à l’écriture et il a engagé un metteur en scène de cinéma qui a de la bouteille, Didier Le Pêcheur, puis un jeune ultra-motivé, Julien Despaux qui a pas mal d’expérience mais dont c’est le 1er gros truc. On profite aussi de leurs styles. C’est une façon de travailler intéressante, une association de talents.

Comment se sont passées les multiples scènes d’action ?

J’ai tout fait à part ce qui était impossible à faire pour un acteur à savoir grimper des immeubles sans câble, sans sécurité. J’avais lu le scénario, je savais à quoi je m’engageais et je voulais faire le boulot. Je n’avais jamais fait de combat, je n’avais jamais touché à la chorégraphie de combat. On ne savait pas ce que j’allais être capable de faire. Au final je suis plutôt fier d’avoir pu tout faire

Votre rôle dans « L’assaut » était pourtant déjà très physique…

Il y avait une préparation physique mais c’était plus une préparation psychologique, on rentrait dans un univers, un corps de métier, on apprenait le maniement des armes, les stratégies minitares du GIGN… Il y avait du physique mais pour No Limit il y a beaucoup plus d’action.¦

22.05, RTL TVI