Jean-Marie Grandjean l’avait confié il y a quelque temps déjà à un proche, il partirait en soignant l’avis nécrologique qu’il ferait paraître dans la presse.

Homme de parole, ce natif de 1938 n’a pas loupé sa sortie. Sa «nécro» est un clin d’œil amusé à tous ceux qui glissent dans leur dernière bafouille moult titres ronflants...

Aux titres de noblesse, aux récompenses, aux décorations diverses, Jean-Marie Grandjean a préféré rappeler qu’il fut «Marchand de loques» (il a tenu une boutique de linges de maison), son diplôme de l’école primaire, son passage au collège de Belle-Vue «4 ans comme chahuteur», ses titres d’abonnés aux journaux «Le Soir depuis 50 ans» et à «L’Avenir depuis 46 ans».

Il ne manque pas non plus de souligner sa fidélité à Electrabel comme client depuis 53 ans ou chez Belgacom depuis 51 ans.

À celui qui commençait son avis nécrologique par cette citation de Paul Claudel : «La mort est une formalité désagréable, Mais tous les candidats sont reçus», notre journal tient à saluer ce dernier mot plein d'humour et présente à ses proches ses sincères condoléances.