« Ce qui a été dit de manière claire, c’est que le traité ne serait pas ratifié en l’état et qu’il faudrait le compléter par un volet de croissance, par une stratégie de croissance », a déclaré Moscovici sur BFMTV, rappelant la position exprimée à de nombreuses reprises par le président François Hollande.

« Il faut réorienter la construction européenne, non pas pour tourner le dos à la responsabilité budgétaire », a affirmé Moscovici.

« Je veux dire les choses de manière très claire: François Hollande l’a toujours dit, il faut que nous combattions la dette publique, que nous réduisions les déficits, que nous sécurisions la situation de la France », a-t-il poursuivi.

« C’est fondamental: un pays qui s’endette c’est un pays qui s’appauvrit », a-t-il martelé, à quelques heures du premier conseil des ministres du gouvernement français nommé mercredi soir.

Moscovici a par ailleurs réaffirmé que Paris souhaitait le maintien dans la zone euro de la Grèce. « Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro », a-t-il déclaré.

« Nous le souhaitons fortement parce que la Grèce est membre de l’Union européenne, parce que la zone euro est une zone qui est unie, elle ne peut pas se défaire », a-t-il ajouté.

Lors de leur première rencontre le 15 mai à Berlin, François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel avaient affiché leur unité sur cette question.