On la situait selon ces mêmes avis divergents soit les 2e, 3e ou 4e week-end d’avril voire en mai…, les dernières ayant eu lieu le plus souvent le 3e week-end. Jusque dans les années’60, les réjouissances égalaient même celles de septembre. Ainsi, dans un bulletin de liaison de l’Asbl « Les Amis d’Angélique de Rouillé » (n°10), Daniel Leclercq rappelait le programme des festivités des 2 et 3 mai 1954 paru dans l’hebdomadaire athois « L’Observateur ».
Il comportait le dimanche du tir à l’arc sur perche horizontale au salon du Luron, une lutte au jeu de balle entre équipes de promotion régionale, des bals au « Luron » avec l’orchestre de Mainvault et en la salle Delsandre-Vanderelst avec celui des Ecacheries ; le lundi, une messe suivie de la procession en l’honneur de Saint-Ursmer et à nouveau des activités sportives et un bal de clôture au salon Delsandre sans parler des loges foraines. Durant ces quinze dernières années, on retrouvait encore des luttes de jeu de balle jusqu’à la disparition de la société locale « ESO » en 1999 et des concerts musicaux de l’Asbl « Les amis d’Angélique de Rouillé » en’96 et en’97.
On eut aussi droit à des sorties des géants Dodol et Grisette et de la fanfare, des concours de billard au « café des sports » jusqu’en 1999, des soupers de la société de jeu de balle repris dès 1999 par les « Villageois » et des diverses animations mises sur pied par le café-brasserie « El Marichau » disparu tout récemment.
Toutes ces festivités étaient bien entendu axées autour de la procession de Saint-Ursmer, laquelle reportée l’an dernier en mai ne put avoir lieu faute de rassembler les effectifs et qui, désormais, a cessé d’exister. Seul subsiste aujourd’hui le repas des « Villageois ». Ainsi, après s’être rétrécie comme une peau de chagrin, la ducasse qui devait avoir lieu ces 14 et 15 avril ne sera plus qu’un souvenir empreint de nostalgie.¦
W.P.