Par ailleurs, plusieurs membres du corps professoral de l’ULB ont publié une carte blanche dans le quotidien Le Soir dans laquelle ils estiment que des sanctions à l’encontre de l’instigateur de l’action, mais aussi de toutes les personnes qui ont perturbé le débat de mardi, sont nécessaires.

«Nous attendons des autorités de notre université un communiqué clair, fort, sans ambiguïté affirmant la défense de nos valeurs et signifiant à ceux et celles qui ne les partagent pas, qu’ils et elles n’ont pas, ou plus, leur place à l’Université Libre de Bruxelles.»

Mardi soir, le débat intitulé «L’extrême droite est-elle ou non devenue fréquentable?» a été perturbé à plusieurs reprises par un groupe de 40 à 60 personnes voulant dénoncer «l’islamophobie» de Caroline Fourest, l’une des invitées. Plusieurs personnes, revêtues de keffiehs et de burqas, avaient scandé en boucle des slogans («Burqa Bla-bla!» ), empêchant la bonne tenue du débat, finalement interrompu par le modérateur, Guy Haarscher et le recteur de l’université, Didier Viviers.

L’action avait été instiguée sur Facebook par Souhail Chichah, un membre du corps scientifique de l’ULB. Le chercheur appelait sur le réseau social à la «lapidation» de Caroline Fourest.

À la suite de cet incident, le recteur de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), Didier Viviers, a décidé mercredi de mettre en œuvre une instruction disciplinaire à l’encontre de Souhail Chichah.