Décliné en ses différentes disciplines (la danse, l’art parlé, la musique) enseignées, le Conservatoire de Huy brasse large pour répondre notamment à la demande des élèves. Rencontre avec Jean Ryckewaert, le sous-directeur.

Jean Rychewaert, quels sont les objectifs du conservatoire de Huy ?

Nous devons répondre au décret de l’enseignement secondaire artistique à horaire réduit dont un des objectifs est de veiller à l’épanouissement de l’enfant et de répondre à sa demande.

Il existe différentes institutions qui enseignent la musique ou la danse ici à Huy. En quoi le conservatoire se démarque-t-il d’elles ?

Nous avons des programmes validés par la Communauté française que nous devons respecter. De même que nous devons répondre à certaines règles. Un exemple ? Tous nos professeurs doivent être diplômés. Par rapport à d’autres institutions, sans connaître le contenu de leur programme, cela peut être des différences. Mais nous avons quand même pas mal de points de rencontre.

C’est-à-dire ?

Nous faisons des efforts pour nous ouvrir à des programmes musicaux différents du classique dont le jazz ou le rock.

Que peut apporter une soirée comme celle-ci ?

Elle permet aux élèves de monter sur scène et de présenter un travail dans un environnement professionnel. C’est aussi l’occasion pour eux de se présenter devant un public qui, s’il est très nombreux, valide leur démarche. Là, chacun se sent exister.

Des échos d’anciens élèves ?

Oui et nous sommes fiers de cela. Au moins deux tiers du personnel enseignant sont des anciens élèves. D’autres sont partis dans des horizons très divers dont le Théâtre de la Monnaie ou l’Orchestre National de Belgique. Quelques noms ? Éric Legnini, Stéphane Galland ou encore, dans le milieu théâtral, Alain Legros.¦