On manque de médecins de campagne. La profession n’attire plus. Les médecins qui y exercent prennent de l’âge. Les conditions de travail y sont plus dures qu’ailleurs. Les gardes sont plus fréquentes et moins aisées à partager. Les déplacements vers les patients sont longs. Le problème touche également certains quartiers difficiles en ville.
Dix-huit mesures ont été imaginées pour « booster » l’attractivité de la médecine générale en avril 2010. L’une de celles-ci vient d’être adoptée à la Chambre. Les nouveaux médecins qui s’installent dans les zones en pénurie ont actuellement droit à une prime baptisée « Impulseo ».
Les médecins qui s’installent en zones dites « prioritaires » reçoivent 20 000 euros de prime. Mais ces primes étaient jusqu’ici fortement imposées. Ce ne sera plus le cas. « À l’heure actuelle, l’administration fiscale considère ce montant comme un revenu professionnel du médecin que celui-ci doit déclarer l’année où il le perçoit. Il s’ensuit que les médecins sont imposés sur la totalité de cette somme », explique le député David Clarinval (MR). Ce dernier a fait du retour des médecins dans les villages un véritable combat. La taxation sur la prime Impulseo sera réduite à 16,5 % dès l’exercice d’imposition 2012. « J’espère que cela débouchera sur l’installation de nouveaux médecins dans nos campanes qui en ont bien besoin », conclut David Clarinval.¦.
C.Ern.