"Il est important d'écouter quelqu'un comme Vangheluwe pour comprendre sa manière de raisonner. Cela permettrait d'éviter d'autres victimes", affirme Rik Devillé.

Le prêtre à la retraite regrette cependant que la victime de Vangheluwe n'avait pas été mise au courant au préalable de l'interview diffusée jeudi soir sur VT4. L'ex-évêque de Bruges avait notamment minimisé les abus sexuels dont il s'est rendu coupable.

"Je comprends que cela soit particulièrement pénible pour la victime, mais je ne suis pas sûr que nous devons pour autant laisser tomber Vangheluwe dans l'oubli. Il est important que la société puisse entendre la manière dont parle l'ancien évêque et ainsi comprendre sa manière de raisonner. Cela permettrait d'éviter d'autres victimes."

Devillé a indiqué avoir reçu trois nouveaux rapports concernant des abus sexuels dans l'Eglise depuis la diffusion de l'interview. Le groupe de travail sur les droits de l'homme dans l'Eglise est désormais au courant de près de 500 cas d'abus sexuels au sein de l'Eglise.

Avec Belga