Guillaume Gillet, comment vivrez-vous vos retrouvailles avec vos amis d’Eupen, samedi, au parc Astrid?
Quand, en 2006, j’ai quitté Eupen, club familial et régional par excellence, je n’aurais jamais imaginé le retrouver un jour en D1. J’en garde d’excellents souvenirs. En 2005-2006, j’ai inscrit 17 buts en tant que meneur de jeu. Je dois ma carrière professionnelle à ce club. Samedi soir, ce sera magnifique mais je m’attends à un match très difficile face à une formation qui misera sur la contre-attaque tout en ayant d’excellents atouts offensifs. N’oublions pas que, la saison dernière, Eupen pratiquait le plus beau jeu de D2. Dans son noyau, je connais encore Olivier Vinamont et Gilles Colin.

Gilles Colin, vous l’avez côtoyé à Eupen mais aussi au Standard…
Je me souviens qu’on jouait ensemble en minimes au Standard. À l’époque, j’avais osé venir m’entraîner avec un maillot d’Anderlecht. J’ai dû changer de sur-le-champ. Gilles est aussi un grand fan du Bayern. On voulait toujours être le premier à se procurer le dernier maillot des Bavarois.

Lors de cette fameuse saison, vous aviez suscité l’intérêt d’une grosse partie de la
D1...

Le Standard, Charleroi, Westerlo, le Brussels, le Germinal Beerschot, Lokeren mais aussi Anderlecht déjà, étaient en effet intéressés. J’ai opté pour Gand parce qu’il s’est
montré le plus ambitieux. Avec Georges Leekens, le coach qu’il me fallait.

Leekens qui a fait de vous un back droit à Gand… pour remplacer un certain Sandy
Martens…

… Lequel n’était pas non plus heureux de jouer à cette place (rires).

L’êtes-vous, aujourd’hui ? En fin de saison dernière, Herman Van Holsbeeck n’a-t-il pas déclaré que votre avenir se situait en milieu de terrain?
Les choses seraient peut-être différentes si Anderlecht avait transféré un arrière droit cet été. L’an passé, j’avoue avoir accepté difficilement ce changement de position. Durant six mois, j’avais prouvé à Anderlecht que je pouvais briller en milieu de terrain, comme je l’avais fait en D2. Mais, actuellement, je me suis mis dans la peau d’un arrière-droit. C’est également à ce poste que Georges Leekens a fait appel à moi pour son premier match chez les Diables. Je connais mes points faibles, et je tente d’y remédier. On y travaille beaucoup avec Ariël Jacobs, notamment sur des bases vidéos.

Avez-vous le sentiment d’avoir beaucoup progressé à ce poste en un an?
Pas assez. En deux ans, j’ai dû apprendre ce que des back droits de formation emmagasinent en… 15 ans. Il ne faut pas comparer mes stats actuelles avec celles de mes débuts au parc Astrid quand j’évoluais au milieu sinon on sera forcément déçu. Au Mondial, j’ai vu des backs comme Maicon, Sergio Ramos ou encore Lahm qui avaient la
technique d’un numéro dix. Cela m’encourage pour la suite.