Depuis le retour de l’icône Mathijssen, un vent nouveau souffle certes sur le Mambourg, où l’on soigne enfin la communication, notamment en évitant d’afficher des ambitions démesurées. C’est donc mu par un légitime espoir de se refaire, tant sportivement qu’en termes d’image, que le matricule 22 attend le coup d’envoi.

Même si ça vaut ce que ça vaut, la préparation estivale qui s’achève, faite de prestations et de résultats en dents de scie, n’a pas pour autant permis d’afficher un optimisme béat quant aux performances attendues d’un noyau que beaucoup jugent pour l’heure extrêmement « léger » pour espérer réaliser une saison tranquille. Fidèle à son habitude, en toutes circonstances, Mogi Bayat affiche néanmoins une grande sérénité quand on aborde le sujet, tout en se gardant d’annoncer quelque objectif chiffré que ce soit.

Encore l'une ou l'autre arrivée

Jacky Mathijssen en fait autant mais ne cache pas attendre encore l’une ou l’autre arrivée. Cela tombe bien : sa direction se dit prête à l’entendre, et à se conformer à ses desiderata. Déjà, l’apport de Losada a été assuré hier, et on ne cache pas boulevard Drion que la fin du mercato pourrait être animée, et, partant, bouleverser les analyses en cours, ou
à venir en août. C’est à espérer. Les tests d’une demi-douzaine d’éléments, issus des séries inférieures belges ou françaises, n’ayant, sans surprise, pas permis d’engager l’une ou l’autre perle au cours des dernières semaines, le tableau de chasse apparaît un peu « court» jusqu’ici pour compenser la « grande lessive » ayant principalement touché Kere, Oulmers, Christ et Habibou.

À moins qu’autour des survivants de 2009-10 (principalement Baguette, Brillault, Franquart, Ederson, Théréau), les Orlando, Diallo, Tibi, Kaya, Aarab, Olufade, Gueye et Tshibumbu s’avèrent pour tout ou partie, et plus ou moins vite, des renforts confortant les choix de dirigeants ayant par ailleurs misé sur pas mal (trop ?) de jeunes.