Cela fait des lustres que les villages d'Attert, Schockville, Post, Schadeck et Grendel. attendaient leur nouvelle école. Les élèves et les enseignants en avaient plus qu'assez de subir les affres du climat dans des bâtiments préfabriqués qu'ils occupaient depuis la rénovation du centre Robert Schuman. Il fallait aussi gérer l'exiguïté dans le réfectoire devenu bien trop petit au fil des années.
Depuis peu, les 163 enfants peuvent compter sur un bâtiment flambant neuf conçu par les architectes Flock et Crespin. La population scolaire ne permettant plus d'attendre d'éventuels subsides de la Communauté française, c'est donc sur fonds propres que les autorités communales ont choisi de mener à bien ce projet d'envergure qui dépasse les quelque 2500000 €.
D'une superficie totale de 1700 m2, le bâtiment principal compte trois niveaux. Au niveau de la rue des Potiers prend place une salle polyvalente et de gymnastique ainsi qu'un réfectoire, un espace dédié à la garderie et une cuisine équipée. Les deux étages supérieurs sont quant à eux composés de six classes primaires, d'un local audiovisuel, de plusieurs espaces BCD (bibliothèque centre de documentation).
La seconde aile accueille également 3 classes maternelles équipées chacune d'une mezzanine pour les coins repos ou de lecture.
Lors de l'inauguration officielle de ce vendredi soir, le député-bourgmestre Josy Arens a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'un projet innovant puisque la toiture de l'école accueille quelque 200 m2 de panneaux photovoltaïques lui permettant de produire une bonne partie de son électricité. Un projet d'éolienne relié à l'école est également à l'étude.
Les enseignants ont redit tout au long de la soirée leur réel plaisir d'être dans de nouveaux locaux, des locaux beaucoup plus spacieux et bien éclairés. Le directeur de l'école Jean-François Fonck a remercié le mayeur et les conseillers d'avoir été de l'avant, d'avoir enfin décidé de financer la construction de cette école sur fonds propres et de ne plus attendre les hypothétiques aides de la Région. Josy Arens a lui aussi une nouvelle fois dénoncé ce manque d'accompagnement des communes de la part de la Communauté française.
Généralement, il y a un ministre pour couper le ruban aux côtés du mayeur. Vendredi soir à Attert, il n'y en a pas eu, et pour cause : la nouvelle école n'ayant bénéficié d'aucune aide de la Région. Les enfants de toutes les classes ont proposé aux quelque 300 personnes présentes un petit spectacle poétique et musical ainsi qu'une exposition retraçant l'enseignement au village depuis 1802.