Militaria! Imprimé en grand, ce mot décore depuis le week-end de la Foire aux noix la façade du bâtiment, en face du char Sherman de Bastogne. Un lieu prédestiné, en quelque sorte. À l'entrée, un mannequin habillé en soldat invite le passant à entrer. Alors, exposition, magasin, musée?
«C'est le tout en un, explique Frank Slegers, un des deux patrons hollandais. C'est un magasin, d'accord, mais nous voulons aussi instruire. Il y a des parties qui ne sont pas à vendre.»
Une fois franchis les treillis disposés dans l'entrée, de la musique d'époque titille les oreilles du visiteur. Sur la droite, trois bancs blancs des années 40 sont disposés autour d'une table. Ils invitent à s'asseoir et à regarder sur un écran des images de la Seconde Guerre mondiale en noir et blanc.
En face, un décor est planté. Une scène de bataille. Des douilles jonchent le sol. Deux soldats posent, comme pour une photo, avec tout leur équipement.
Plus loin, des objets sont disposés dans des rayons. Vestes, sacs, gourdes dédicacées par des vétérans américains ou encore bouteilles de Coca-Cola d'époque. Jusqu'aux pantoufles utilisées dans le service médical. «Les pièces que nous vendons ici sont des vraies et des répliques, il y a les deux, explique Marco Kilian, le deuxième boss de «Militaria». Elles viennent de partout dans le monde. Des gens de Bastogne sont aussi venus nous apporter spontanément des choses qu'ils avaient dans leurs garages, comme des casques.»
Plus loin, le magasin fait la part belle aux pièces mécaniques, principalement celles pour les Jeep Willys. Un moteur entier du célèbre véhicule est même mis en vente.
Fans de la 101 st AirborneFrank Slegers et Marco Kilian sont aussi deux fans de la 101e division aéroportée américaine, active dans la Bataille des Ardennes. Plusieurs objets dans le magasin portent l'insigne à tête d'aigle de cette division.
Un dernier petit tour par la pièce réservée aux boîtes de maquettes d'engins du second conflit mondial. Avant de se retrouver face au comptoir, derrière lequel trône un grand drapeau américain.
Oui, on se croirait presque dans un musée.