Alison Arngrim, un nom qui ne vous dit rien? Et Nellie Oleson, alors? Oui, vous savez, cette petite garce que tout le monde détestait dans «La petite maison dans la prairie», le feuilleton culte de 1974 à 1983.
Vingt-quatre ans après le tournage du dernier épisode de la série, l'actrice a mis les pieds en Belgique, pour la première fois de sa vie. La raison de cette visite? Son attachement récent à une association basée dans notre pays, «Children in Wonderland», dont elle est devenue la marraine en août dernier.
Hier, le temps d'un après-midi, Alison Arngrim s'est arrêtée dans notre province en compagnie de la présidente de l'ASBL, Dominique Roefs. À l'Euro Space Center de Transinne, précisément. Avec au programme, pour l'actrice américaine, la visite des lieux.
Mais avant cela, petite séance d'autographes, dans le réfectoire. Dans la file de badauds, de Kylian à Marcel, tout le monde attend impatiemment le fameux sésame, à savoir la photo dédicacée en direct. «Je n'ai pas eu le choix, glisse un père de famille débarqué de Remichampagne. Mes filles m'en auraient voulu jusqu'à la fin de mes jours si nous n'avions pas fait le déplacement. Je me fais déjà enguirlander quand j'ose les déranger pendant un épisode à la maison, alors vous comprenez...»
Une fois tout le monde servi, la visite peut commencer, sous la conduite de Pierre-Emmanuel Paulis, le pédagogue de l'ESC, lui aussi devenu parrain de l'association «Children in Wonderland».
Ça saute rapidement aux yeux, Alison Arngrim n'a rien perdu de ses talents d'actrice. Très expressive, elle boit les explications du guide en ne quittant jamais son sourire hollywoodien.
Fini les explications, place à l'action. La star sert évidemment de cobaye, face aux flashs incessants. Une fois la simulation de sortie dans l'espace terminée, Alison Arngrim revêt son bleu... d'astronaute. La salopette à peine enfilée qu'elle se livre à une démonstration peu convaincante de « Moon Walk», devant des curieux scotchés par la simplicité de la personne.
Visiblement peu rassurée par ses quelques bonds lunaires, elle refuse de s'éterniser sur le siège multi-axes. Une demi-rotation à peine et elle cède déjà sa place. Peur d'être décoiffée? «No but I'm really afraid», confesse-elle au public, sourire aux lèvres.
Le parcours spationautique bouclé, l'heure est déjà aux adieux. Juste le temps pour certains d'immortaliser l'instant aux côtés d'Alison Arngrim...