Depuis le 1er novembre 2007, toutes les personnes hospitalisées au CHR (et leur entourage) peuvent accéder gratuitement à internet, durant leur séjour.
«D'un côté, il y a les soins qu'un établissement comme le nôtre est là pour prodiguer. De l'autre, il y a la vie quotidienne qui suit son cours. Et le tout évolue, au rythme des nouvelles technologies, commente Étienne Allard, le président du Conseil d'Administration. Ce nouveau service correspond à une demande de la patientèle.»
Il s'agit, en tout cas, d'une première en province de Namur. Fera-t-elle des émules? Rien ne semble programmé, dans l'immédiat.
«Pour que l'investissement (20 000 €) soit tolérable, il faut que l'établissement soit déjà doté, au départ, d'un outil informatique performant. Cela permet de limiter les frais et d'offrir la gratuité du service à la clientèle», remarque Pierre Romainville, responsable du département informatique du CHR. Cette nouveauté n'a, en outre, aucune retombée sur le prix des chambres.
Tout simple
Le principe de fonctionnement est très simple. Lors de son admission, le patient qui le désire reçoit un nom d'utilisateur et un mot de passe. Ces données ont une validité de quinze jours (avec prolongation possible).
«Les branchements ont été réalisés dans toutes les chambres (communes et individuelles). Il n'y a donc aucun favoritisme. En outre, le service informatique pourra, d'un simple clic, stopper toute utilisation abusive. Seule condition posée : les personnes doivent apporter leur propre ordinateur portable. Elles en auront évidemment la responsabilité», précise Étienne Allard.
Tout support ayant une connexion wifi (comme une simple console du style PlayStation) peut également faire l'affaire. Autre précision : pas plus qu'elle ne fournit le matériel ni les protections, l'institution ne dispense des formations ou autres cours d'informatique...
«Optimiser la qualité des soins reste la priorité, conclut le patron du CHR. Mais, améliorer la qualité du séjour et répondre aux attentes des patients font aussi partie de nos préoccupations principales.»
Accès au web, mails, transfert de photos, etc : soyez, malgré tout, méfiants, le jour où l'un de vos enfants vous supplie de l'emmener à l'hôpital!