Le congrès aura pour thème "Nos Régions en Europe: voies d'impasse, voies d'avenir. Quel développement pour la Wallonie et Bruxelles? ". Quatre commissions, composée d'académiciens mais aussi de décideurs économiques, ont planché sur différents thèmes: éducation et force de travail, développement régional et innovation, gouvernance publique, nos régions en Belgique et en Europe.
Le thème a été choisi il y a près de deux ans. Il est certes classique mais il tombe à point nommé dans l'actualité politique, a reconnu le président du Congrès, Mathias Dewatripont, professeur à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Il met en jeu l'avenir de la Wallonie et de Bruxelles, question qui se pose quelle que soit l'hypothèse d'évolution du pays retenue.
"Quel que soit le scénario institutionnel qui prévaut, pour rendre la solution belge soutenable, Bruxelles et la Wallonie doivent prendre leurs problèmes à bras-le-corps. Il y a un intérêt francophone à améliorer la productivité d'un point de vue économique, éducation, capital humain, etc. Ce serait un obstacle de moins à la poursuite du modèle belge", a souligné M. Dewatripont.
Le colloque ne sera donc pas une réunion académique classique. Il entend interpeller le monde politique, dont des représentants seront d'ailleurs invités et participeront au débat de clôture. Au fil de ses éditions, le Congrès des économistes de langue française a d'ailleurs régulièrement inspiré les responsables politiques. La centralisation des trésoreries réalisée sous la précédente législature par le gouvernement wallon pour dégager des marges budgétaires en est un des exemples.
Le congrès sera précédé de la publication d'un "policy paper" le 19 novembre, forme de conclusion des différentes contributions à destination du monde politique.