Claire Ruwet habite Schaltin. Elle est née en 1967 et est licenciée en communication. Elle a roulé sa bosse dans diverses associations d'éducation permanente et ONG. Elle participe, depuis 1999, à la table d'écriture de la bibliothèque de Marche.

C'est en participant à cet atelier qu'elle a acquis les outils nécessaires pour sculpter la matière première et évoluer vers une démarche littéraire critique. Elle a été lauréate de plusieurs concours littéraires. Elle a décroché, entre autres, le premier prix de l'assemblée de la Commission Communautaire Française, dans le cadre du concours organisé par la Maison de la Francité, pour son texte La mère de terre (2002).

Elle a été aussi lauréate du Prix de L'Eau Noire, en obtenant le prix Richelieu pour son conte intitulé Le crèkion et la crapôde (2004). Elle a gagné le prix du public du concours de nouvelles organisé par la bibliothèque, le service culture et le centre culturel de la commune d'Aubel, sur le thème de Résonances pour sa nouvelle À bout (2005).

La première impulsion à l'écriture a surgi de son ventre. Dès la naissance de son premier enfant métis, le désir de lui raconter ses racines d'Afrique et de Wallonie a germé. En effet, Claire Ruwet a épousé un Camerounais avec qui elle a eu trois enfants : Marie Atoga, Alfred Kô et Maïlune. Elle vient d'écrire un livre au titre évocateur : «Blanc foncé», chez Couleur livres dans la collection de récits de vie.

L'essentiel, en quelques mots : Claire est haute comme trois pommes. Son père tombe gravement malade. Au même moment, Maïlagué accouche de son premier fils, dans un village du Sahel. Son mari est parti chercher du travail en ville, à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Des instantanés d'Europe et d'Afrique

Claire Ruwet vient de présenter son livre, dans les locaux de la Spirale, à Natoye, en compagnie d'une comédienne, Marie-Laure Vrancken. Toutes deux ont fait voyager avec des textes - mais aussi avec des chants et des objets - au coeur de l'univers de ce livre. Entrelaçant des instantanés d'Europe et d'Afrique, «Blanc foncé» retrace le destin de familles qui se rejoignent. Il aborde le métissage, l'exil, la vie et la mort.

Le choix de Marie-Laure Vrancken a été guidé par le fait que, depuis son premier prix d'art dramatique et de déclamation obtenu en 1993 à Liège, la comédienne se partage entre la scène et la direction d'acteurs. Elle a travaillé pour les théâtres du Shaman dans des créations en France et au Mali. Elle a également réalisé un documentaire fiction radiophonique, Disparition : à titre provisoire, à partir de témoignages écrits et de rencontres avec Carine Russo.