Le compte n'a pas été dressé avec exactitude. Mais en additionnant les 1 470 signatures des pétitions, les 200 à 300 lettres particulières, les signatures récoltées par les différentes associations environnementales de Genappe, le projet de porcherie industrielle de 4 000 porcs à Vieux-Genappe devrait totaliser environ 2 000 signatures contre lui. À ces particuliers s'ajoutent les avis négatifs des sociétés de distribution d'eau Vivaqua et IECBW, d'Inter-Environnement Wallonie, des communes de Braine-l'Alleud, Lasne et Woluwe-Saint-Lambert. Cette dernière dispose d'une ferme pédagogique dans laquelle elle envoie les enfants de ses écoles en classe verte.

Bref, la levée de boucliers contre le projet de Mlle Vandererven est quasi généralisée. Fidèle à ce qu'il nous a déclarés voici une semaine et demi, Gérard Couronné, bourgmestre MR, ne souhaite pas prendre position. Un Collège est prévu mercredi prochain. Il s'agira de rendre un avis préalable au fonctionnaire délégué de la Région wallonne. Tout indique cependant que cet avis risque d'être négatif.

Car même si les installations semblent parfaites d'un point de vue technique, auncune retombées positives ne peuvent être enregistrées au niveau communal. Il n'y aura pas d'emploi supplémentaire. Et en matière d'environnement, c'est la cata : le site d'implantation se trouve dans une zone de sables bruxelliens, qui plus est la 4e zone la plus importante en matière de captage d'eau dans la Région wallonne (lire par ailleurs).

Le fonctionnaire délégué et le fonctionnaire technique rédigeront un rapport de synthèse qui sera transmis au Collège avant le 31/12. Le Collège rendra sa décision ultime sur l'octroi (ou non) du permis unique au plus tard le 29 janvier 2008. Restera alors pour l'exploitant des possibilités de recours, sans compter une action éventuelle devant le Conseil d'État de l'une ou l'autre des parties, en fonction de la décision.

Sur le site internet dédié à la pétition, les remarques foisonnent. Cela va du discours à l'encontre d'un projet d'élevage intensif à des remarques sur les possibles odeurs, en passant par le fait que le projet est soutenu par une firme flamande (donc cela ne créera pas d'emploi en Wallonie) ou l'incertitude concernant les zones d'épandage.