Bayrou prédit "un vote de contestation constructive".
(photo Belga)
François Bayrou affirme qu'il "sera au second tour" de la présidentielle française. Le candidat centriste se présente comme un homme de "rupture" par rapport à l'habituelle alternance droite-gauche.
Interrogé par le quotidien Libération de jeudi afin de savoir pour qui il appellera à voter au second tour s'il ne parvient pas à la première ou à la deuxième place au premier tour le 22 avril, M. Bayrou refuse de choisir et répond: "Je serai au second tour".
Entre le mois de janvier et la mi-mars, le candidat centriste a affectué une flugurante ascension dans les sondages, passant de 10% à 23% des intentions de vote, presque à égalité avec la socialiste Ségolène Royal. Mais les intentions de vote en faveur de M. Bayrou ont depuis fléchi, pour se siteur aux alentours de 18% à 19%.
Mercredi soir à Blois, il a prédit que les Français effectueront "un vote de contestation constructive". Sur le danger de voir à nouveau Jean-Marie Le Pen figurer au second tour, il a estimé que "les électeurs s'étaient aperçus que l'extrême droite ne faisait que renforcer le système en place".
Au journal Libération, il a par ailleurs déclaré que "le Parti socialiste comme l'UMP (parti de droite actuellement majoritaire), continue à mettre en scène des idéologies d'un autre temps, qui sont mortes en novembre 1989 (chute du mur de Berlin)".
Il y a également été de sa petite pique personnelle à Nicolas Sarkozy: "Le candidat de l'UMP tire la société française vers des tensions et des affrontements qui sont dangereux", a-t-il encore dit. (Belga)
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