Interrogé par le quotidien Libération de jeudi afin de savoir pour qui il appellera à voter au second tour s'il ne parvient pas à la première ou à la deuxième place au premier tour le 22 avril, M. Bayrou refuse de choisir et répond: "Je serai au second tour".

Entre le mois de janvier et la mi-mars, le candidat centriste a affectué une flugurante ascension dans les sondages, passant de 10% à 23% des intentions de vote, presque à égalité avec la socialiste Ségolène Royal. Mais les intentions de vote en faveur de M. Bayrou ont depuis fléchi, pour se siteur aux alentours de 18% à 19%.

Mercredi soir à Blois, il a prédit que les Français effectueront "un vote de contestation constructive". Sur le danger de voir à nouveau Jean-Marie Le Pen figurer au second tour, il a estimé que "les électeurs s'étaient aperçus que l'extrême droite ne faisait que renforcer le système en place".

Au journal Libération, il a par ailleurs déclaré que "le Parti socialiste comme l'UMP (parti de droite actuellement majoritaire), continue à mettre en scène des idéologies d'un autre temps, qui sont mortes en novembre 1989 (chute du mur de Berlin)".

Il y a également été de sa petite pique personnelle à Nicolas Sarkozy: "Le candidat de l'UMP tire la société française vers des tensions et des affrontements qui sont dangereux", a-t-il encore dit. (Belga)

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