«On peut dire que les deux-tiers, même les trois quarts des travaux sont terminés » dit Thierry Zéno. Assis sur le mur en pierre du jardin tout fraîchement restauré, l'administrateur-délégué du Fonds Félicien Rops montre le premier étage du château de Thozée : « L'étage est presque fini Il manque encore les salles de bain, mais après ça on pourrait déjà envisager d'accueillir deux artistes en résidence. » Car c'est la vocation future du château : offrir son cadre et son calme propices à la rêverie aux créateurs en quête d'inspiration. Comme Félicien Rops le fut, des artistes contemporains pourraient être portés par l'ambiance si particulière qui règne à Thozée.
« Ce sera une manière de réconcilier passé et présent », ponctue M.Zéno. Au final, une fois les deux ailes de ferme latérales rénovées, Thozée pourrait héberger quatre artistes en permanence. Actuellement déjà, le château accueille des groupes pour des stages. Des concerts s'y donnent aussi. Et à terme le rez-de-chaussée sera aménagé en espace muséal destiné à évoquer la vie au temps de Félicien Rops.
Parce que si en ce moment les journées portes ouvertes au château de Thozée, comme c'était le cas hier, restent occasionnelles, la volonté est qu'à terme le lieu retrouve un sens, une utilité.
Le bâtiment dont la partie basse, la plus ancienne, remonte au début du 17e siècle (le haut est du 19e et de style néo-classique) a une indiscutable valeur patrimoniale. Mais ce n'est pas la seule raison qui motive les lourds investissements consentis (lire ci-dessous) pour lui rendre son éclat : « Nous voulons à la fois qu'il soit un lieu de mémoire, que le passé qu'il représente soit préservé. Mais aussi qu'il puisse favoriser la création d'écrivains, de plasticiens professionnels en pleine recherche et accueillir des activités culturelles. »