Visites d'un magasin didactique, d'ateliers langue, scientifique et classe bureau, démonstrations dans les salons de coiffure et d'esthétique, poèmes récités et préparés par des élèves. Le tout dans une ambiance conviviale, emp reinte de beaucoup de professionnalisme de la part des professeurs et des élèves. Un mini-récital de chants a été proposé avant le discours. Beaucoup d'émotion dans la présentation par un professeur, Véronique Ripet-Servatius, d'une école d'ouverture, de respect et de tolérance, en proposant des chants fort engagés. Un discours ensuite, en trio. Mmes Marie-Hélène Bodart et Rose-Anne Castreman ont, chacune à leur manière, présenté l'historique de l'école. Que de changements depuis le temps où l'école était imposée par les parents et où « on ne se demandait pas si les cours étaient intéressants ». Puis ce fut le moment où l'important était d'obtenir un diplôme et un métier. Plus récente l'époque où les parents obligent les enfants à venir à l'école. Ceux-ci éteignent leur cigarette et s'embrassent avant d'entrer. « Ils ne trouvent pas tous les cours intéressants mais ça ne se fait pas de le dire ». Enfin le concret de chaque jour. Les élèves, même s'ils n'ont pas envie de venir à l'école, y viennent parce qu'ils se sont engagés vis-à-vis de leurs professeurs. « Ils trouvent que certains sont cools, d'autres moins et ils n'hésitent pas à leur dire. » L'abbé Jacques Rifon, président du pouvoir organisateur, croit à la mission essentielle de l'école, au potentiel de la jeunesse, à l'enseignement du fondement, au continuum primaire-secondaire. Il ne trouve pas que tout va bien dans l'enseignement mais a appris la patience. Il a rappelé les axes fondamentaux du projet pédagogique de l'institut, qui « veut permettre à chacun d'avancer à son rythme, en évitant les redoublements qui risquent d'imposer au jeune une image négative de lui-même et provoquer ennui et démotivation ». Il a encore insisté sur la créativité de l'école, lieu de recherche du sens, un programme dans lequel la confrontation aux différences est une richesse pour plus de vérité. St Joseph aujourd'hui, c'est parfois l'école de la dernière chance ou l'école de la première chance. « C'est une école innovante qui n'hésite pas à prendre des risques pour donner à des jeunes parfois en grandes difficultés le droit à l'excellence ».