Près d'un an après le tremblement de terre qui a fait 299 morts à L'Aquila, des habitants excédés ont déclenché une "révolte des brouettes" pour protester contre les tonnes de gravats qui encombrent encore le centre historique de cette ville italienne.
Dès potron-minet dimanche, comme chaque week-end depuis quelques semaines, les membres de ce mouvement citoyen se sont retrouvés sur la place principale, devant la cathédrale. Ce matin-là, ils étaient une centaine, venus avec leurs brouettes, pour s'attaquer aux monceaux de débris jonchant la petite place des Neuf Martyrs de L'Aquila.
Selon la protection civile, il en resterait encore entre 1,5 et 3 millions de mètres cubes à dégager. "Nous devons nous réapproprier notre ville car le gouvernement et la protection civile n'ont toujours pas nettoyé le centre", explique Luigi, un jeune homme au visage barré par des lunettes.
Du coup, la partie historique est toujours dénuée d'habitants, de magasins ou d'activités économiques depuis le séisme qui a touché le 6 avril 2009 cette cité d'Italie centrale. "Même si nous savons très bien que que nous ne pourrons pas éliminer seuls tous les gravats, notre objectif est de montrer que les habitants ne s'attendent pas à ce que quelqu'un fasse tout le travail pour eux", ajoute-t-il.
Avec Belga