Le p rojet de carrière de Lives-Bossimé : c'est reparti. La société Sagrex a remis l'ouvrage sur le métier et revient avec un nouveau projet. Les responsables l'ont présenté hier. En prélude à une journée d'information destinée aux riverains programmée le samedi 27 mars.
Aux commandes de la présentation : Sylvie Brichard, directeur général Sagrex, et Franco Costantini, directeur technique de Sagrex. En toile de fond : l'évolution du projet initial. « Nous avons pris en compte les remarques émises par les riverains, la Ville, la Région et l'étude d'incidence. » Pour rappel, le projet repose sur deux sites : Lives, en bord de RN90, et Bossimé.
Qu'est-ce qui change ?
Pour Bossimé.
Là, on y ouvre bien la carrière mais on y installe aussi les outils pour le traitement des calcaires extraits. On y concasse, crible, lave et stocke. Et ce, au niveau fond de la carrière existante. C'est de là que les granulats (des graviers) partent via un tunnel de 400 m de long vers le site de Lives. « C'est une des grosses modifications : il n'est plus question de transfert par bande roulante aérienne. Tout se fait pas le tunnel. » Au bout de ce tunnel, autre grosse modification : le site en bord de Meuse n'est plus qu'une zone de stockage « tampon ». « Cela devient une zone d'expédition. Il y a des silos et une infrastructure de chargement automatisée pour les camions. Le tout dans des bâtiments fermés. Il n'y a rien d'autre. Le tout est situé dans le fond de l'ex-carrière. On ne touche pas le haut qui reste une zone naturelle. Les abords du site, en bord de nationale et du côté du village de Lives, seront aménagés pour limiter l'impact visuel. On ne verra que l'entrée et le haut des silos. »
Au niveau des camions : « Cela représente 40 camions par jour. Soit 25 % du tonnage. » Qui dit camion dit circulation sur une voie déjà dangereuse à cet endroit : « Là, nous avons travaillé avec le SPW. Qu'est-ce qui est prévu ? Depuis le viaduc de Beez et jusqu'à hauteur de la Roche aux corneilles, la chaussée serait aménagée avec une seule bande de circulation. Il y aurait une bande de lancement en venant de l'autoroute et en direction d'Andenne, une bande de décélération pour le village et la carrière. Tandis qu'au centre la chaussée, il y aurait aussi une bande qui permettrait les tournes à gauche. » Ça, c'est pour la route. Le reste sera transporté par bateau. C'est aussi une des modifications majeures de ce nouveau projet : les granulats viendront de Bossimé via le tunnel mais poursuivront leur route en souterrain jusqu'à la Meuse.
« Là, nous avons la chance que le relief nous permet de passer sous la route sans problème et de pouvoir charger les péniches une sortie dans la berge. On ne touche donc pas, ou peu, au halage et au Ravel. » Le bruit ? « On travaille avec du gravier, pas des gros blocs. Acheminés par des bandes transporteuses. Nettement moins bruyantes qu'un versage sec par camions. » Ces arguments convaincront-ils ? L'enquête publique le dira.