Un esprit revanchard règne donc au Collège. Non pas vis-à-vis de l'équipe bruxelloise qui avait admis la supériorité des hommes de Franck Vivier vainqueurs 0-3 à la régulière. Mais plutôt vis-à-vis de l'AIF et sa décision contestée qui avait fait perdre quatre unités à l'OTT pour un défaut de licence ignoré par les arbitres de la rencontre.
L'entraîneur tournaisien a à coeur de rétablir un certain équilibre. « Nous avons l'envie de bien faire car nous avions mérité la victoire chez eux avant ce forfait qui nous est tombé sur la tête. Le souci est que notre effectif ne sera de nouveau pas au complet. Simon Hernould est légèrement blessé, Valentin Wibaut est incertain et j'ai moi-même une contracture. La majeure partie du groupe sera quand même d'attaque. Les gars ne seront peut-être pas affûtés, car le match contre l'ARES semble avoir laissé des traces, mais ils seront présents. » Franck Vivier sait que son équipe n'a plus rien à perdre ni à gagner, ce qui n'est pas vraiment à son goût, mais il tient à trouver des sources de motivation. « Il est vrai qu'avec les coupures incessantes dans ce championnat et le manque d'enjeu, les joueurs pensent davantage au repos de fin de saison et je suis le premier à détester jouer dans le ventre mou mais j'espère que nous allons réaliser une bonne prestation ce week-end afin de bien préparer la venue de Binche. Il y a encore des points à prendre. »
Pour une fin tranquilleEn provinciale 1, Mouscron chez les Messieurs et Basècles chez les Dames viseront la victoire - respectivement contre Soignies et l'ARES Charleroi - qui leur permettrait de se mettre définitivement à l'abri, même si leur situation n'est pas franchement périlleuse. Au PVT, Jean-Pierre Delrue est d'ailleurs on ne peut plus confiant. « Il n'y a plus de stress maintenant. Jonathan Viavatiene s'est de nouveau blessé au genou et Frédéric Decobecq souffre au niveau de la cheville mais même avec un six de base plus ou moins en forme, nous devrions prendre la mesure de Soignies. Nous avons gagné chez eux en jouant mal et ils ont en plus perdu des joueurs en cours de route. Je ne pense pas qu'ils viendront chez nous en guerriers, il n'y a donc aucune raison de se mettre la pression. » Il faudrait une catastrophe pour que les Basécloises se retrouvent dans la zone rouge mais Jean-Bernard Detournay préfère jouer la carte de la méfiance. « Mathématiquement, c'est encore possible même s'il faut avouer que notre programme (ARES, OTT, Péruwelz et Mont-sur-Marchienne) est plus facile que celui de nos poursuivants. Les filles sont d'ailleurs détendues et ont plutôt en tête l'espoir de gagner encore une ou deux places. Je garde en mémoire le match perdu à Charleroi où nous avions eu une balle de set dans les deux premières manches avec un effectif incomplet. Cela prouve que nous pouvons nous imposer face à cette équipe moins à l'aise hors de ses bases. »