Les pompiers volontaires de Nivelles ont mis leurs menaces d'arrêt de travail à exécution: depuis ce vendredi après-midi, 17h00, ils n'assurent plus aucune garde en caserne pour protester contre la place que la Ville leur réserve dans une nouvelle organisation du service incendie, ainsi que contre certaines dispositions en matière de rémunération.

Les volontaires affirment qu'ils se croiseront les bras "au finish". Des actions de sensibilisation de la population seront probablement organisées dans les jours qui viennent. Les grévistes prévoient aussi des contacts avec des hommes politiques d'autres niveaux de pouvoir que celui de la commune.

Sur l'ensemble des pompiers volontaires de la caserne de Nivelles, seuls deux ne participent pas au mouvement. Concrètement, ce sont donc les pompiers professionnels qui devront assurer l'ensemble des gardes ce week-end. La Ville a d'ailleurs été forcée d'avancer d'un mois une nouvelle organisation du service, en pause de 12 heures, qu'elle comptait appliquer à partir du 19 avril.

"C'est une décision logique, puisque le bourgmestre doit assurer la sécurité des citoyens. Au cours des discussions qui ont eu lieu durant plusieurs semaines, nous avons marqué notre accord sur le système des pauses de 12 heures mais pas n'importe comment: pourquoi n'est-on pas payés comme les professionnels alors que nous disposons des mêmes brevets et que nous sommes soumis aux mêmes obligations? De plus, on ne sait toujours pas quel sera le rôle des sous-officiers professionnels dans le nouveau système", indique Pierre-Quentin Lecuyer, au nom des pompiers volontaires nivellois.

Belga