Permis d'urbanisme et de bâtir délivrés, le PACO (Port Autonome du Centre et de l'Ouest) devait, en principe, débuter la construction de la plate-forme bimodale de Vaulx le 12 avril prochain. La réalisation de cet ambitieux projet a été confiée à la société Danheux&Maroye qui, avec ses 225 travailleurs, est la plus grosse entreprise de construction du Brabant wallon. On apprenait toutefois au début du mois de mars qu'en raison d'importantes difficultés financières, cette société était placée sous accompagnement judiciaire.

L'incertitude plane donc sur son avenir, ce qui a pour conséquence de retarder certains chantiers qui lui avaient été confiés. Celui géré par le PACO à Vaulx est du nombre.

De plus, en l'état actuel des choses et tant qu'aucune faillite n'est prononcée, le maître d'ouvrage ne peut se tourner vers d'autres adjudicataires. Bref, l'on peut raisonnablement penser que cette situation risque de bloquer le chantier au minimum jusqu'après les congés du secteur de la construction, soit jusqu'à l'automne.

Cela ne remet bien entendu nullement en question le projet du PACO, à Vaulx. On peut d'ailleurs déjà s'imaginer (partiellement) la forme du futur port avec les travaux de terrassement entrepris sur le site par la société qui en sera l'opératrice : Sodemaf (Dufour).

Celle-ci a d'ores et déjà entrepris l'aménagement d'une zone de stockage provisoire entre le pont de la rue des Abliaux et la route Industrielle. Cela, afin d'honorer un important contrat de transport et de montage d'éoliennes.

La plate-forme définitive sera, quant à elle, beaucoup plus étendue puisqu'elle occupera un espace de 4,5 hectares, compris entre le premier pont cité et les futures installations d'Holcim.

Le chantier s'effectuera en deux phases. La première, entre Holcim et la route Industrielle, verra s'ériger un hangar d'environ 8 000 m°2 et des zones de stockage externes, le tout pour un montant de 5,2 millions ; la seconde, accueillera des conteneurs entre la route Industrielle et la rue des Abliaux ; elle coûtera 2,5 millions. Sans oublier les zones de transbordement, vers l'Escaut bien entendu, et une zone tampon, à l'arrière permettant de garantir la quiétude des riverains.

L'entrée sur le site est prévue à hauteur de la route Industrielle.