"J'ai du mal à réaliser ce qu'il vient de se produire. Je vais retrouver mes patientes. Celles qui m'ont soutenu pendant ces trois années de cauchemar. C'est grâce à elles que je suis toujours là", a commenté le médecin, à peine acquitté par la Cour d'assises de Liège.

Michel Letiexhe s'est toujours affirmé innocent. Il a contesté avoir tué Josée Julémont en 2001 et Berthe Loix en 2002 par des injections d'insuline.

"Personne n'a jamais voulu m'entendre alors que je me savais innocent. Le cauchemar se termine. Je vais retrouver mes enfants et analyser ce qu'il m'arrive dans un climat plus serein. Mais je me sens un peu absent à l'heure actuelle", a-t-il ajouté à l'extérieur de la salle d'audience après avoir embrassé ses proches et ses patientes.

Son avocat, Me Mayence, insistait sur la notion de preuve réclamée par le jury populaire lorsqu'il doit se prononcer.

"Le jury a voulu des preuves. Ce type de justice a tout son sens. Le jury a repris l'argumentation que nous avons développée. Les affirmations d'une seule personne ne sont pas suffisantes pour condamner un homme, surtout quand ce type d'affaire éclate au centre d'un conflit conjugal. De plus, les jurés ont remarqué l'absence de preuves scientifiques. Il a lancé sur ce point un message clair. Enfin, nous constatons que l'épouse de Michel Letiexhe, Marie Vossen, elle aussi acquittée, est sortie ulcérée de la salle d'audience. Elle souhaitait plus la condamnation dans son ex-mari que son propre acquittement", a analysé l'avocat.

Le Docteur Letiexhe fêtera ses 43 ans ce vendredi.