Que de chemin parcouru de puis la création par les soeurs françaises de la Providence de Portieux, d'une école primaire pour filles, puis par les frères des écoles chrétiennes d'une autre pour garçons. À l'époque, on ne mélangeait pas les sexes.

L'abbé Jean-Baptiste-Victor Kinet, curé de Jambes de 1815 à 1826, a demandé à ces religieuses d'ouvrir une école pour les filles dans la paroisse. En 1822, c'est chose faite avec l'arrivée de deux religieuses mais les menaces que fait peser le régime hollandais, les ont amenées à fermer l'école, dans les années 30.

Préparer de bonnes ménagères

Ce qu'explique Philippe Mottequin, dans un historique très fouillé, c'est que, en 1937, plusieurs manifestations ont marqué le centenaire de l'école. Elle a d'abord été installée dans un bâtiment à l'emplacement de l'actuelle place de Wallonie. Au début, une seule classe pour 150 enfants, puis une deuxième a été ouverte vers 1840.

L'abbé Jeanmart, curé de Jambes, a décidé, en 1862, de créer une classe gardienne mixte, prise en charge par une religieuse. D'adoptée par la commune en 1844, l'école est devenue communale en 1863.

En 1879, la loi Van Humbeeck, appelée par les catholiques, la « loi de malheur », a obligé les communes à ouvrir une école officielle en leur interdisant de subsidier une institution scolaire religieuse. Pour contrer cette loi, un comité scolaire, présidé par le baron de Coppin, a récolté les fonds nécessaires à la construction d'une nouvelle école. Xavier Thibaut de Maisières, un grand bienfaiteur des écoles libres jamboises, a mis à la disposition du comité un terrain qu'il possédait dans l'actuelle rue Van Opré.

C'est en 1898 qu'une école de coupe est ouverte à côté des classes gardiennes et primaires, puis en 1912, une section ménagère. Le but était de former de « bonnes femmes de ménage ».

Mixité et rénové

Dès 1913, les religieuses ont procédé à plusieurs achats de terrains. L'école a continué à s'étendre. Le personnel de cette école était composé, en 1935, d'une directrice religieuse et de quatre enseignantes, une religieuse et trois laïques. À la rentrée de 1962, une section coiffure et esthétique est ouverte. Dix ans plus tard, le cycle supérieur coiffure est reconnu et, l'année suivante, la section devient mixte en réservant aux garçons des cours de coiffure messieurs, alors que les filles doivent suivre des cours de maquillage. En 1972 aussi, l'offre s'élargit avec la création de l'option vente.

En 1965, la congrégation de Champion a donné l'ensemble des bâtiments au doyenné de Jambes. En 1974, sur l'insistance de soeur Marguerite, directrice de 1970 à 1991, la congrégation a remis l'école professionnelle au PO de Jambes, qui gérait déjà sur le site Van Opré-Mazy, les deux écoles primaires et l'institut Saint-Joseph.

En 1978, avec le rénové, l'école s'est ouverte à la mixité dans toutes ses options et moins de dix ans après, elle ouvre sa première 7e professionnelle stylisme en coiffure et en 1992, la 7e gestion-magasin complète l'offre.