La ministre wallonne de la Santé, de l'Action sociale et de l'Égalité des chances s'est voulue rassurante dans ses propos. Et c'est précisément ce qu'on attendait, de sa part, à l'occasion de sa visite (suivie d'une réunion de travail avec les responsables de l'ASBL), sur le site d'Handipar (Handicap et participation).
Le président, Pierre Manil, a profité de l'occasion pour rappeler les trois grands principes d'accompagnement qui régissent l'organisation.
L'utilisation optimale des deniers publics : « Quarante personnes travaillent, aujourd'hui, ici, sous la seule conduite de deux éducateurs spécialisés. Il doit s'agir d'un record dans le genre. Pas de psys ou autres assistants sociaux : leur présence ne se justifie pas. » Le choix du partenariat, parmi les acteurs du secteur social (pouvoirs publics, réseaux associatifs, non-marchand ) : « Cette collaboration, entamée avec la Ville, se prolonge au travers de notre actuelle association avec La Ressourcerie namuroise. » La participation citoyenne de la personne moins valide : « Trouver une solution au désoeuvrement des handicapés (moteurs ou mentaux) : tel a toujours été notre objectif, depuis seize ans. »
Pas question de licencierPierre Manil a également tenu à mettre court à certaines rumeurs selon lesquelles une quinzaine de licenciements était programmée, au sein d'Handipar . « Ces informations ne sont aucunement fondées. Nous sollicitons, au contraire, de nouveaux appuis, pour poursuivre notre mission. » Éliane Tillieux a apporté un premier élément satisfaisant de réponse à ses interlocuteurs : « La solution idéale consiste en une convention pluriannuelle (NDLR : présentement, les subsides sont négociables, de douze en douze mois). Augmenter la donation, sécuriser le financement : les négociations sont entamées. Namuroise, je suis de tout coeur avec vous. Mon cabinet est très attentif à vos aspirations... et à celles de tous les autres demandeurs. » Les sollicitations, en la matière, fusent effectivement, de toutes parts, en Wallonie. Prochaine étape : rassembler tous les dossiers et répondre positivement à chacun, « afin d'éviter, à tout prix, des situations aussi dramatiques et regrettables que celle que nous vivons actuellement avec Samera, à Sambreville », souhaite vivement la ministre.