Jean-Marc RICHARD
Philippe Guérard, une semaine après avoir humilié Differdange (0-5), le Fola s'incline 0-1 dans le derby eschois. Quel est votre sentiment à l'issue du match ?On nous a trop glorifiés après Differdange. On y a marqué très vite. Notre adversaire était passé au travers, ce qui se confirme cette semaine. Les médias ont trop dit que la Jeunesse était malade. Au vu du match, on perd un point.
Un 0-0 était plus logique. Ce n'était pas une très belle partie. La Jeunesse n'a encaissé que huit buts en 18 journées. Avec ses deux lignes de quatre, elle est difficile à bouger. Chaque formation a eu un ballon sur le cadre avant la pause.
Vous vous êtes retrouvés en supériorité numérique, sans pouvoir en profiter.Oui, notre adversaire a été réduit à dix juste avant la pause. On n'est pas parvenu à se créer de grosses occasions. Et pire, on prend un but sur un coup de coin. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir prévenu que c'était un des points forts du leader.Quel est désormais l'objectif du Fola ?Le club rêve d'être européen. On est cinquième, c'est du jamais vu depuis la remontée en Nationale. Quand je suis arrivé, le Fola était onzième avec quatorze points. On était à douze longueurs du premier. Sur sept matches, on en gagné cinq. On n'est qu'à six points de Dudelange qui a un effectif et des moyens incomparables. Ce sera dur d'accrocher le top 3, il y a Grevenmacher devant nous aussi. Plusieurs équipes sont très proches les unes des autres et le niveau est assez bon .
La coupe est-elle un objectif ?C'est sans doute le moyen le plus rapide d'être européen. On joue contre Kaerjeng en huitième de finale dans quinze jours.Quel est votre sentiment sur le différend qui vous oppose à Mustafa Hadji ?C'est un joueur exceptionnel qui a été Ballon d'Or africain en 1998. Il a maintenant 38 ans. Quand j'ai débarqué au Fola, il n'avait assisté qu'à quatre entraînements depuis juin. J'ai passé un deal avec lui. Il lui fallait 50 % de présences pour entrer en ligne de compte. Il a joué un match en décembre. En janvier, il est parti à la CAN comme commentateur. Il a été absent en février pour une blessure. Avant notre match à Differdange, il avait fait quatre des 32 entraînements.
Quand je lui ai annoncé qu'il serait sur le banc, il ne l'a pas accepté et est parti. Il s'est exclu de lui-même.
On suppose que quand vous voyez les soucis de Bleid, vous ne regrettez pas d'avoir opté pour le Fola.
Non, et la même remarque vaut pour le Lorrain avec qui j'ai aussi eu des contacts.
Je n'ai pas reconnu le club que j'avais quitté il y a trois ans. Il est terriblement ambitieux, même si je n'ai vu notre président qu'une heure depuis que je suis là (NDLR : Gérard Lopez, le nouveau propriétaire de l'écurie Renault en F1). Je travaille dans des conditions incomparables. Dans mon staff, j'ai pu récupérer Francis Angonèse comme T2. Il sait tout faire. C'est un gars terriblement sous-estimé. Et Pascal Welter à qui j'ai succédé s'occupe désormais du scouting.