On peut parler d'une saison des extrêmes à l'Athénée Royal Émile Solvay Charleroi. Autant du côté des hommes, tout va pour le mieux avec la N3 qui est aux portes de la division supérieure tandis que, chez les femmes, la P1 ne fait plus d'étincelles et se positionne tranquillement dans le ventre mou du classement. Petite particularité, pour les deux équipes, le poste d'entraîneur est occupé par la même personne et c'est une jeune femme, Véronique Francart.
À 35 ans, elle exerce au quotidien la profession d'aide maternelle et au niveau sportif, elle coache aussi bien des hommes que des femmes. Elle fait profiter ses joueurs et joueuses de son passé en Nationale. Véronique Francart se défend certes d'une expérience en la matière mais il est rare de voir une dame coacher des hommes. « Chez les garçons, c'est plus physique, ça cogne vraiment. C'est le jour et la nuit avec ce que les filles proposent, regrette l'ancienne capitaine de Farciennes. Mais en ce qui concerne les relations humaines, je dois dire que je n'ai aucun souci et qu'ils me respectent tous énormément. » La grande différence entre les deux équipes réside dans la détermination. Chez les hommes, pas de souci, la gnac ils l'ont. Par contre, Véronique Francart estime que c'est ce qu'il manque chez ses filles de P1. « Ce week-end, nous avons signé une belle victoire face à Thuillies mais même quand nous gagnons, il y a un certain laisser-aller pendant le match. C'est vrai que nous avons vécu une année chamboulée vu le départ du coach en cours de saison mais, ici, on semble se stabiliser à la cinquième place alors qu'on devrait tout faire pour viser la troisième. Moi, personnellement, je ne sais pas monter au jeu avec cette mentalité. Une attitude de loisir alors que trois joueuses de l'équipe ont évolué en nationale. »
Invincibles depuisnovembre 2008 Chez les hommes, pas de souci de volonté et, clairement, les volleyeurs de l'Ares sont en passe de réaliser une belle performance. En trois saisons, ils seront tout bonnement passés de P2 à la la N2, c'est-à-dire, qu'ils sont montés chaque année. Au rayon chiffres et statistiques, notons également que l'équipe masculine de l'Ares n'a plus perdu depuis novembre 2008.
Seul bémol dans cette euphorie de la montée en N2, le club va sans doute devoir changer de salle : « Notre salle n'est pas homologuée pour la N2. Donc, nous allons nous mettre à la recherche d'un nouveau local. nous avions déjà eu une dérogation pour la N3 donc nous n'en aurons sans doute plus une autre. Nous aimerions ne pas aller trop loin, rester dans le centre de Charleroi... » C'est le 11 avril prochain (18 h) que l'Ares devrait fêter son accession en N2 masculine et en parlant de titre, notons qu'en N2 féminine, le Rempart Nalinnes a fini par triompher et a gagné le week-end dernier son ticket pour la première nationale !