On a retrouvé une ambiance proche de la nationale vendredi dernier à la Spetz lors du match entre deux anciens pensionnaires de cet échelon, l'Areler et l'Udinese.

Il semble pourtant bien loin le moment où les Turquoises étaient une valeur sûre de notre province au niveau national. Avant la rencontre, il était même question de maintien chez les Arlonais, mais le succès acquis face à des Bastognards déforcés devrait les mettre définitivement à l'abri. « Nous avons remporté une victoire à l'arraché, avoue le président Jean-Pol Octave. Cette rencontre a été animée et tendue, avec de nombreux rebondissements. Et tout s'est déroulé dans une ambiance que l'Areler n'avait plus connue depuis longtemps. Les nombreuses petites fautes sur les techniciens des deux camps ont rendu la rencontre acharnée. Les visiteurs ont d'ailleurs regretté l'arbitrage. Ils ont pris leur revanche lors de la troisième mi-temps, fidèles à leur bonne réputation. Avec une telle qualité de jeu et d'esprit, les Turquoises devraient s'offrir le maintien. » Le CQ Stéphane Didier analyse une rencontre en demi-teinte. « Il faut tout d'abord signaler que nous avons fait un très bon début de saison, mais cela ne se remarquait pas au classement, car nous avions deux matches de moins que les autres. Nous avons connu une perte de vitesse pour différentes raisons : notre gardien Mike Bastien est out jusqu'à la fin de la saison. Un bon gardien, c'est 50 % des points récoltés. On doit donc composer avec des gardiens des autres équipes. Ce n'est pas évident pour la cohésion. Par ailleurs, Kevin Huberty ne peut plus jouer, car ce n'est pas bien vu par Virton. Nous connaissons aussi une grosse irrégularité dans les huit joueurs du noyau. Cela a évidemment une conséquence sur l'esprit et la cohésion de l'équipe. La bonne nouvelle, c'est l'intégration de quelques jeunes dans l'équipe A. Le comité a, selon moi, aussi ses responsabilités : on devrait être plus ambitieux avec notre équipe fanion. Serge Lemaire avait fait un super boulot durant quatre ans. Quand on est descendu, on s'est dit qu'on était bien là, car il y avait beaucoup moins de contraintes. Une équipe qui n'a pas d'ambition stagne. C'est peut-être ce qui se passe chez nous. Si c'est juste pour faire du sport ou s'amuser, alors on peut aussi bien aller jouer aux fléchettes. » L'an prochain, l'Areler soufflera ses trente ans. De quoi donner des ambitions au club. « C'est une bonne raison de se fixer comme objectif d'être champion, poursuit le CQ. C'est un projet sur deux ans, car si tu es champion il faut que tes joueurs aient la volonté de jouer en nationale et que les comitards se mobilisent pour accompagner l'équipe toute l'année. »